‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 141 sur 357 · Voir ci-dessus, pages 193 à · texte numérisé non relu

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la Grande-Bretagne nous eût empêchés de commettre quand mémo nous y eussions consenti. Et de quel prix fallait-il payer cette transaction? De Tabandon de nos droits financiers. Car l'entente ultérieure, qu'on nous annonçait sur la banque, nous rappelait fâcheusement <c Taide » autrefois promise pour la police. L'avenir qu'on nous « réservait » dans ces conditions, n'avait rien qui pût nous tenter, car il nous trouverait séparés de nos alliés par notre faute, affaiblis avec notre aveu, proie facile pour toutes les entreprises hostiles. Un présent détestable avec un lendemain inquiétant, voilà ce que nous proposait le prince de Biilow. Pour croire que nous y souscririons, quel cas faisait-il ou de notre clairvoyance ou de notre fermeté?

Si nous avions permis, fût-ce un instant, que la légende s'accréditât de notre adhésion, — et la presse allemande, en répétant que les conversations du chancelier et du baron de Courcel ne seraient pas inutiles à l'entente, faisait ce qui dépendait d'elle pour accréditer cette légende*, — les efforts qu'à ce moment même nos amis poursuivaient pour nous fussent devenus stériles. Dès le retour à Paris de notre ambassadeur extraordinaire, le gouvernement, par une note communiquée aux agences, remit donc les choses au point et, en indiquant que la négociation se poursuivait à Algésiras dans les mêmes conditions, marqua qu'il ne tiendrait pas compte des dernières suggestions du prince de Bulow=*. Une

1. Voir, par c^omple, lo Temps i2li février). « La Gazette de V Allemagne du Nord oppose aux inipalicnccs de la presse française le fait que la confcrcnco continue tranquillement ses travaux. Le journal ofTlcieux constate que si I.;s questions capitales no sont pas encore solutionnées, la conférence a réj^Ié déjà (le grosses difficultés. Il invoque les impressions favorables emporlées ]»ar M. de Courcel d'après les organes français cux-mùmes. » La Gazette de Vos.i tenait lo môme langage, quelques jours après.

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