Voir 11» Temps, 26 lévrier
qui! aTait proToquée, enfin rattitude de rAllemagne S tont avait eonlrtbué à resserrer l'union entre les Espag^nols et nous. Tous les hookines d'État sérieux étaient d*accord avec le roi pour penser (pie la triple entente franco-anglo-espagnole n'était pas seulement pour FEspagne la garantie de ses intérêts marocains, mais encore, et à un égal degré, la meilleure sauvegarde de sa sécurité e^iropéeiine. De notre côté, nous savions trop au milieu de quels pièges la conférence se poursuivait pour garder rancune d'une erreur momentanée à ceux qui, depuis près de six semaines, avaient été pour nous de loyaux collaborateurs. On a vu d'ailleurs quel avait été, pendant le débat sur la bemque, le rôle du duc cf Almodovar et de M. Ferez Caballero, avec quelle vigueur ils avaient défendu les^ principes communs de notre politique et de la leor. Les remerciements que nous avions adressés, à celte occaeion, à M. Moret, étaient très-sincères. Et la satisfaction avec laquelle le premier ministre les avait reçus ne l'était pas moins. Lesinstructionsenvoyéespar lui au duc d'Almodovar, le 23 février, répondaient au surplus, dans le fond et dans la forme, à tout ce que nous souhaitions : elles lui prescrivaient de déblayer le terrain pour arriver à tout prix, avant la rupture possible, à un^vote sur la banque et smr la police. Ce faisant, M. Moret, avec une vue d'homme d'État, traçait à son représentant l'attitude même que, quelques jours plus tard, l'examen de la situation, nous déterminerait à prenik>e. Enfin le roi, pour éviter le retour de tout malentendu, renouvelait au duc d'Almodovar l'ordre de s'abstenir de toute initiative non concertée avec les représentants de la France. L'Allemagne, qui le constatait, n'en était point contente. A Algésiras, elle marquait, on a vu comment, sa mauvaise humeur. Et après avoir tenté de séduire TEspagne par la constitution en pesetas du capital de la banque, elle essayait de châtier sa résistance par un amendement insidieux qui, s'il eût été adopté, eut gravement entravé au Maroc la circulation de la monnaie espagnole^. A Madrid, M. de Stumm avait repris ses plaintes. Mais celte fois ce n'était pas du duc d'Almodovar qu'il se plaignait ; c'était de M. de Ojeda. Et c'est à M. de Ojeda lui-même qu'il portait