‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 156 sur 357 · Voir ci-dessus» page · texte numérisé non relu

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nous répondions, dans quelle forme devait être conçue cette réponse et à quel moment devions-nous la remettre ? Sur ce dernier point, aucun doute n'était possible. Il fallait, d'abord, que le débat en conférence fût, au préalable, amorcé. Il fallait, ensuite, que nous fussions renseignés sur le résultat des démarches que nous avionsprovoquéesdans différentes capitales. Cesdémarchesétaient. à ce moment, nombreuses et concordantes. Il y avait Taction exercée sur le prince de BUlow par le comte d'Usten-Sacken *, sur M. de Schœn par le comte Lamsdorf^, sur l'Empereur lui-même par le président Roosevelt^ et le comte Witte*. Il y avait aussi le séjour à Berlin du baron de Courcel'. Quant à la question même de savoir si une nouvelle note française devait continuer un dialogue évidemment inutile, deux thèses étaient en présence. En répondant, nous semblions disposés à prolonger l'entretien direct et celte apparence était contraire à nos résolutions comme à notre intérêt. En ne répondant pas, nous offrions aux Allemands une occasion commode de nous accuser près des tiers de mauvaise volonté et nous nous exposions, si une rupture survenait, à en être dénoncés comme les auteurs responsables. Pour conjurer ce double risque, il suffisait de rédiger notre note en termes qui salistisseut à ces deux ordres inverses de considérations et qui accentuassent, loin de l'atténuer, notre parti pris de laisser désormais à la conférence l'examen du litige.

Après un échange de vues entre MM. Rouvier et Réveil, la rédaction suivante fut adoptée :

Le principe de ré^alilé pour tous en matière économique, auquel se réfère la proposition allemande, a été accepté par nous sans aucune réserve.

Nous sommes convaincus que rien n*y saurait porter atteinte dans les propositions que nous avons formulées pour Torganisation de la police, mais si la conférence reconnaît au point de vue d'un égal traitement économique Tulililé de nouvelles garanties, nous ne nous refuserons pas à les examiner.

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