Voir l'Humanité, 28 février et 1»' mars 19ÛG
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faîtes par TAllemagne pour le port de Tanger, dénonçait, à propos de Safî et de Casablanca, la « duplicité » et « Faction t)cculte » de son pays ^ Il annonçait même son intention d'interpeller et n^abandonnait son dessein que devant la certitude d'un désastre-. L'affaire gardait donc les proportions modestes qui convenaient et ne faisait de tort qu'à lui seul. Mais pour nos délégués, prompls à l'inquiétude par nécessité et par habitude, elle rendait plus vil* encore le désir d'une discussion publique où nulle embûche ne fût possible.
C'est, on s'en souvient, le dimanche 25 février^ que M. Rouvier avait adressé à M. Révoil des instructions dans ce sens.
En même temps qu'il agissait sur ses collègues pour les rallier à nos vues, le délégué de la France avait réglé la procédure de rinitialive qu'il préparait. Il fallait d'abord trouver une occasion naturelle de poser devant la conférence la question couplée banque-police. Il fallait ensuite que, sans retard, le second terme de l'équation apparût à l'ordre du jour, et, pour cela, qu'un projet pratique fût déposé. Ce projet sans doute aurait pu venir de nous. Mais un louable désir d'éviter de froisser l'Allemagne par des initiatives directes devait nous faire préférer qu'il émanai d'un tiers. Le,comte Cassini et M. Bacheracht, se rendant à notre vœu avec infiniment de bonne grâce, acceptèrent donc de fournir sa base à la discussion. Et il fut entendu que, dès que le problème serait abordé, le ministre de Russie à Tanger demanderait à soumettre à ses collègues ses vues — conformes aux nôtres — sur l'organisation de la police. Restait ce que l'on pouvait appeler Tamorçage. C'est sir Arthur Nicolson qui devait s'en charger. Le plénipotentiaire anglais attachait à cette initiative une telle importance, qu'il essaya de provoquer deux réunions l'une le mardi 27 février, l'autre le jeudi!" mars*. Devant les objections de M. de