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276 LA CONFKRENCE D ALGÉSIRAS
Hadowitz et, pour ne rien brusquer, il convint avec M. Rcvoil d'attendre jusqu'au samedi 3 mars. Ce jour-là, en séance ollicielle*, la conférence acheva l'examen du projet sur la banque établi par le comité de rédaction. 11 était impossible de larder davantage à parler de la police, sans compromettre le succès de reffort que nous préparions.
Ce succès, M. Révoil n^avait rien négligé pour nous l'assurer. C'est sur le marquis Visconti-Venosta que son action avait surtout porté. Il lui avait montré qu'il ne s'agissait, en somme, que d*une question d'ordre et de procédure; que, partant, toutes les opinions pouvaient être soutenues sans que personne en prit ombrage; que, durant toute une semaine, on s'était abstenu de siépjcr par égard pour l'Allemagne*; qu'on pouvait bien, par égard pour la France, adopter une méthode de discussion que la logique recommandait d'ailleurs, ainsi que le souci d'un résultat rapide. Plusieurs fois déj.'i, la conférence avait étudié parallèlement, en comité et en séance, des articles différents de son programma.'; rien de plus naturel que de continuer. Bien que le marquis Visconti-Venosta se rendît compte que ce vote d'ordre condamnerait son espoir d'éviter le débat sur la police*; bien qu'il prévît — incomplètement cependant, — la mauvaise humeur qu'en ressentirait rAllemagne, il ne crut pas possible de nous refuser une satisfaction qui était le minimum de ce que nos engagements avec l'Italie nous autorisaient à attendre d'elle. M. White, le vote n'ayant pas un caractère ostensiblement politique, promit avec plaisir son concours. Quant aux délégués belges, très froissés d'une récente algarade des délégués allemands à leur endroit ^ ils n'étaient pas fâchés de leur rendre, sans risque, coup pour coup.
Nous sommes au lundi matin 3 mars. Il est midi. Depuis dix heures, on discute sur la banque. Dix articles ont été réservés. C'est dire que, de plusieurs jours, il sera impossible aux plénipo-