Voir ci-dessus, page
5. M. de Radowitz avait trcs brulali'ment reproché au baron de Joostcns de n'avoir pas appuyé ramend».'ment allemand sur la clrcalati m de la peseta. Voir ci-dessus, page ilO.
lentialres de revenir sur la question*. Le président a proposé, pour la prochaine séance, la date du 5 mars. Mais le marquis Visconti-Venosta reuiarque que quarante-huit heures ne sufliront pas pour établir un accord sur les dix points contestés. Imprudemment, M. de Radowitz, croyant qu'il va obtenir une fois de plus cet ajournement qui est Tobjet de ses vœux, abonde dans lo même sens. Sir Arthur Nicolson prend alors la parole :
— Les observations du représentant de Tltalie et du représentant de TÂllemagne montrent, dit-il, que, pendant un espace do temps assez long, nous ne pourrons examiner utilement le projet sur la banque. Suivant la méthode consacrée-, je demande donc que la séance, dont le président proposait à après-demain 5 mars la fixation, soit une séance de comité consacrée à Torganisalion de la police ^.
Immédiatement le comte Cassini approuve la proposition. M. Révoil fait de môme. Mécontent et troublé, — tout le monde put s'en apercevoir, — M. de Radowitz explique qu'il vaut mieux, avant d'aborder la police, en finir avec la banque; se contenter, par conséquent, de ne pas fixer la date de la prochaine séance, en un mot s'ajourner encore. Sir Arthur Nicolson réplique et, avec une certaine vivacité, il rappelle que, du 24 février au 3 mars, on n'a rien fait ; qu'il est impossible de récidiver. Le duc d'xMmodovar, saisissant avec présence d'esprit le moment favorable, conclut qu'en présence de ces deux opinions contradictoires, il désire consulter la conférence. M. de Radowitz voit, — trop lard, — le danger. L'heure est venue de ce vote, qu'il a tout fait pour éviter. Consulté le premier, il renouvelle ses observations sur la convenance qu'il ya à n'interrompre point la discussion du projet de banque. Le comte de Welsersheimb, avec quelque hésitation, vient à son secours et opine dans le môme sens. Mais, après lui, c'est la débâcle.