‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 171 sur 357 · Voir ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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cipaux, cent cinquante à deux cents dans les autres, peuvent suffire. On arriverait ainsi, pour Tensemble des huit ports, à un total approximatif do deux mille à deux mille cinq cents hommes, sous la direction de seize ofticiers environ, avec une moyenne de quatre sous-officierâ par port...

Il est d'ailleurs bien entendu que la désignation de ces officiera doit èlre soumise à l'agrément du Sultan, que les corps de polioe resteront placés sous le commandement des autorités chérifiennes, que le rôle des ofticiers se bornera à prêter à ces autorités les concours techniques pour l'exercice du commandement et le maintien de la discipline. Ils pourvoiront à Tinslruction des troupes, surveilleront leur bonne administration et contrôleront le payement régulier de la soldée

Aussi bien, ces propositions, dont nous ne nous étions jamais écartés, ni pendant les négociations franco-allemandes (juillet-septembre 1905), ni pendant la mission à Fez de M. Saint-René-Taillandier, le maghzen les avait acceptées dès ce moment. Un document, émanant de lui et publié à notre Livre Jaune, en témoignait-. Comment «dans ces proportions, avec ce mandat limité et pour une courte durée », une telle organisation pourraiteHe menacer l'indépendance d*Abd-el-Azizetla libre concurrence économique des étrangers? M. Uévoil se déclarait incapable de le découvrir. Et il concluait, reprenant dans ses derniers mots les termes mêmes de ces accords franco-allemands que M. de Radowitz paraissait avoir oubliés :

LMnlernationalisation de la police n'ajouterait aucune garantie et aurait les plus grands inconvénients pratiques. D'ailleurs, les gouvernements d'une part, et, sur place, le corps diplomatique et les consuls, si vigilants pour tout ce qui concerne leurs colonies, ne seront-ils pas toujours en mesure de s'assurer que cette organisation n'est pas délournée de son but et ne lèse aucun des intérêts de leurs nationaux ? C'est dans cet esprit que nous acceptons la réforme ainsi conçue : elle assurera le résultat pratique qu'on souhaite atteindre le plus promptemcnt possible et elle tient compte en même temps des légitimes intérêts de la France, en tant que puissance musulmane, dans l'Afrique du Nord, et de l'intérêt spécial qui s'ensuit pour elle à ce que l'ordre règne dans l'Empire Chérifien '.

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