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que surprise, nous ramenait aux tentatives d'ajournement. Il était une fois de plus nécessaire de réagir. M. Révoil, interrenant^ rappela comment, pas plus tard que l'avant- veille, on avait décidé de mener de front les deux discussions. L'Allemagne venait d'annoncer qu'elle apporterait sur la police des propositions écrites : il fallait étudier ces propositions. Et notre représentant conclut :
La conférence a consacré, à la banque, trois séances en comité, quatre séances de comité de rédaction et une séance officielle. La conférence a donc pris tous les délais nécessaires et il n'y a pas lieu d'arrêter les délibérations sur la police, tant que les points réservés du projet de banque ne pourront être utilement discutés.
La conférence est actuellement saisie de la question de l'organisation de la police. D'une façon générale, l'opinion du gouvernement français est que l'examen des solutions proposées appartient aux délégués qui représentent ici l'Europe, appelée par le vœu même de TAUemagne à se prononcer sur les réformes à introduire au Maroc.
Cette déclaration catégorique, la plus nette qui eût encore écarté le retour aux pourparlers secrets, n'ayant pas été contre* dite, le duc d'Almodovar proposa une solution moyenne, propre, disait-il, à mettre d'accord toutes les opinions exprimées. La conférence pourrait se réunir le jeudi 8 mars pour continuer en séance officielle l'examen des points réservés du projet de banque et des questions économiques, et, immédiatement après, en séance de comité, pour l'étude de l'organisation de la police. Cette motion ayant été acceptée, la séance consacrée à ce double objet fut fixée au jeudi 8 mars, à dix heures du matin. Le débat se poursuivait donc dans les conditions mêmes que nous avions souhaitées.
Comme la séance du samedi 3 mars, celle du lundi 5 provoqua plutôt de la détente que de l'irritation. M. de Tattenbacb, qui s'était abstenu de toute intervention, continua d'exprimer à plusieurs de ses collègues son regret de l'obstination intransigeante qu'on manifestait à Berlin. Puis il s'en fut reprendre avec M. White
et le marquis Visconti-Venosta la converî^alion sur la banque qu'avait déclinée M. Révoil *. Les représenlants des ËlaU-Unis et de ritalie connaissaient nos idées. Us pouvaient donc, la discussion sur la police étant définitivement engaf^éOp causer utilement, et sans nous découvrir, avec le second délégué allemand. Le 7 mars, sans nous transmettre de propositions que nous pussioiis ai^cep* 1er, ils nous confirmaient cependant dans ropinion que TAlie*^ magne ferait des concessions. La législation française était définitivement acceptée avec le tribunal mixte de première iusitance pour les procès où la banque serait défenderesse. Pour les cgoseurs, M. de Tattenbach demandait toujours que les gouvernements pussent, sinon les nommer, au moins raliiier leur choix. Pour le capital enfin, il s'en tenait à ce qu'il avait dit, ïe 3 mari», h M. llévoil : deux parts au consortium, et ï:ossiun par lui, nun seulement de son droit de préférence pour 1rs omprunts, maïs de son droit de contrôle et de prélèvement sur les douanes. H conseo* tait toutefois à laisser subsister le personnel français chargt'', depuis 1904, d'exercer ce contrôle : on le fubionneniiL avec celui de la banque. Cette combinaison n'était point di fi^inlal^o, pujsquti d'un côté les porteurs seuls, et non les bauques, dispos^iietit du droit de contrôle, puisque, d'un autre côté, nous avions demandé quatre parts en échange du droit de préférence seul et qu'en nous conviant à céder autre chose, on persistaii à ne nous accorder pour ce droit qu'une part au lieu de quatre Ku aJmeltanl qut^ le droit de contrôle eût été cessible, il n'aurait pu Têlre qu'en éclian^o d'une part supplémentaire, soit (rois au Heu des dt^ux qu'on nous offrait. Sans doute, M. de Tattenbach rèpomîîiit à ces objections que nous étions trop exigeants Mais plusieurs diJlégués estimaient qu'après le vote du 3 sa risistance ne serait pas irréductible : et malgré l'inutilité immédiate de ses entretiens iivec MM. White et Visconti-Venosta, ils pensaient que la converi^alion pourrait ultérieurement aboutir à l'en tente,
11 y avait plus. Et avant même que M. de Itadowitz eût déposé le projet qu'il avait annoncé, proj^^t qui aurait évidemment un caractère international ^ le comte de Welsershetmb