Voir ci-dessus, page
La conférence, appelée par S. M. le Sultan à se prononcer sur es mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes et les biens des étrangers^ déclare que les dispositions à prendre sont les suivantes :
Une troupe de police chérifienne dont les effectifs et les cadres inférieurs seront recrutés parmi les musulmans marocains et placés sous lautorité de commandants marocains sera organisée dans les huit ports ouverts au commerce.
Pour venir en aide au Sultan dans Torganisation de cette police, des officiers etsous-ofôciers seront mis à sa disposition par les gouvernements français et espagnol qui soumettront leur désignation et leur affectation à son agrément.
Ces instructeurs seront chargés, pour une durée de trois années, d'assurer l'instruction et la discipline des corps de police marocains et devront, en particulier, surveiller leur bonne administration et contrôler le payement régulier de la solde. Ils prêteront aux autorités investies du commandement de ces corps de police leur concours technique pour l'exercice de ce commandement.
L'effectif total des troupes de police ne devra pas dépasser 2 500 hommes, ni être inférieur à 2 000. Il sera réparti, suivant l'importance des ports, par groupes variant de 150 à 500 hommes. Le nombre des officiers instructeurs sera de 1(5 au maximum; celui des sous-officiers, de 32.
Les fonds nécessaires à l'entretien et au payement de la solde des troupes de police et de leurs instructeurs seront avancés au Trésor ché- I ifien par la Banque d'États
Parallèlement, des négociations avec l'ilalie, la Belgique elles' Étals-Unis tendaient à nous assurer dans la banque la voix des représentants de ces trois pays-. Enfin le président Roosevelt, considérant que Guillaume II, par son télégramme de la fin de février, n'avait pas explicitement répondu à la proposition transactionnelle qu'il lui avait soumise (police franco-espagnole; rapport adressé au Sultan et transmis aux puissances par la légation d'Italie) lui adressait, le 7 mars, une troisième dépêche dans laquelle, avec insistance, il lui recommandait de nouveau celte solution. . De toutes façons donc, notre position s'était améliorée et s'annonçait, pour le lendemain, meilleure encore. Il convenait seulement de poursuivre notre avantage et d'éviter de nouveaux retards. Pour