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LA CRISCMINISTËRIELLE FRANÇAISE 301
à quatre et qu'ils fussent désignés par les Banques d'Étal d'Allemagne, d'Angleterre, d'Espagne et de France; cette combinaison était acceptable. Il renonçait, en matière d'assainissement monétaire, à l'amendement où l'Espagne avait vu^ une menace pour la circulation de \a peseta. Le désaccord se limitait donc à la formalion du capital, dans laquelle le délégué allemand n'offrait deux parts au consortium français que contre la cession, non seulement de son droit de préférence pour les emprunts et la frappe de la monnaie (art. 33), mais aussi de son droit de contrôle et de prélèvement sur les recettes douanières (art. 12 et 16) -. Lesdites receltes seraient versées àla banque qui se chargerait aussi, par délégation, du service de la dette publique, le droit des porteurs sur leur gage restant intact. On sait déjà pourquoi - cette combinaison n'était pas admissible, puisqu'elle disposait de droits qui appartenaient, non aux banques, mais aux porteurs. M. Révoil Técarta donc. Il n'en restait pas moins que trois points sur quatre avaient été réglés depuis le 3 mars et que l'intervention répétée des délégués marocains, aux séances du 8 et du 10, n'avait à aucun instant réveillé les controverses antérieures\ L'essentiel, il est vrai, restait ii trancher. Mais l'entente, si on la voulait, n'était pas impossible.
Les deux séances de comité, consacrées ces mêmes jours à la police, confirmèrent cette impression de sécurité qui ne s'accordait pas avec les craintes provoquées, le 7 au soir, par notre crise ministérielle. Peu de jours avant, le marquis Visconti-Venosta, sollicité d'inscrire quelques lignes sur l'album d'une dame \ avait écrit : « Pax hominibus bonœ voluntalis ». Il semblait qu'il n'y eût, à ce moment, que des hommes de bonne volonté, que celle bonne volonté s'appliquât à s'élever à la hauteur des circonstances ut à infliger aux pessimistes un éclatant démenti. Dès le 8, en même temps que M. de Hadowitz donnait lecture des « réflexions que lui avaient suggérées les idées exposées à la précédente