‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 179 sur 357 · Voir Protocoles, page · texte numérisé non relu

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3. La délégation marocaine avait expliqué, le 10 mars, que le gouvernement ihérilien était fort capable d'assurer lui-mùme le maintien de l'ordre et qu'il ne demandait aux puissances que des conseils.

i. La comtesse de Tattcubach.

séance », réflexions qui aboutissaient au refus de la solntioft franco-espagnole^ M. de Welsersheimb déposait le projet traii8a& tionnel qu'il avait annoncé le 7 à M. Révoil. Et le dépôt seul de ee projet indiquait que TAllemagne ne s*obstinerait pasàsonreliii De son côté, M. Révoil, en commentant le projet remis par lai h. veille au président, déclarait officiellement, ce qu'il avait dit le 17 février, que, si satisfaction nous était donnée sur la natiou-. lité des instructeurs, nous ne refuserions pas d'examiner de non-:' velles garanties de contrôle. L'allure générale du débat était doac excellente. Et les détails fortifiaient encore la signification de l'ensemble.

La déclaration de M. de Radowitz était conçue comme il soit:

Nous soiomes d'accord avec les opinions énoncées dans la de^ nière séance de comité et prouvant la nécessité de l'organisation, aa I Maroc, d'une police placée sous l'autorité souveraine de S. H. Gli^- i fienne. Nour apprécions les raisons qui recommandent d'avoir recourt i par une participation efficace dans celte organisation, à des officier* choisis en France et en Espagne. Mais nous ne saurions admette'* qu'une pareille coopération fût limitée à ces deux nations, sans saUT"^ contrôle ni garantie de surveiUance internationale.

Il est évident que, dans un pays daaa l'état de culture du Maro^^ rexercice de la seule force réelle capable de maintenir l'ordre et ^V garantir la sécurité publique donnerait aux deux paisattices qui e^ auraient le privilège exclusif une position exceptionnelle, laquelle ^ ferait sentir sur le terrain des intérêts matériels et porterait attria^ au principe de la liberté économique pour tous. Il serait, en effet, prévoir que le Maroc tomberait dans une dépendance de ces deu^ Ktats, dont résulterait une inégalité de situation inacSoeptablepoar 1^ autres nations.

Les intérêts de TEurope au Maroc demandent dei garanties plcr: fortes. Proléger et développer ces intérêts conamons ppr nne action commune, tel est le principe pratiqué avec succès en d'antres circon tances internationales. Il suffit de rappeler les résultats obtenus ^5 Macédoine et en Chine par les efforts collectifs des puistances.

Nous demandons donc, pour l'organisation de la police marocaiiBttf une coopération étrangère qui assure à toutes les nations intéressées^ l'égalilé du traitement économique et la politique delà porte ouverte.

Nous examinerons chaque proposition faite dans ce sens, avec le plus vif désir de voir la conférence aboutir à une entente en eeUe importante matière*.

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