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314 LA CONFÉRENCE D'ALaÊSlRAS
dément, l'inspecteur serait itiocctipé\ Mais coin ment admettre qtie huit ports à inspecter, dans un pays où les cominunicaiiotissaQt difOciles toujours, impossibles souvent; qu'une Térîficalion portant sur la discipline, la bonne administration, le paiement replier de la solde, la correction internationale defi méthodes appliquées, dussent laisser à ce fonctionnaire tant de loisirs? Comment songeait-on d'ailleurs à le placer Idîq de Tanger, centre de toula information et de toute action politique, pour rastreindre à une absorbante besogne de commandement et d'organisation, où il risquerait de réussir moins bien que ceux qu'il inspecterait? Quis cuslodiet custodemf Qui inspecterait F inspecteur, ii celui-ci commandait, en même temps qu'il inspectait, — alors surtout que, de toute évidence, l'inspecteur suisse ou hollandais serait d'uoe moindre compétence que les officiers français et espagnols, déjà rompus aux affaires marocaines, qu'il aurait à surveiller? Au surplus, rien dans les déclarations faites à la séance du 10 par M. de Radow^itz n'indiquait quil attachât à la question de Cagablanca une importance spéciale. Il n'avait pas relevé les critiques formulées sur ce point par sir Arthur Nicolscm et M. RévoiL Et le comte de Welsersheimb lui-même avait toujours présenté la combinaison du huitième port comme une simple modalité» accessoire et non essentielle, de son projet. Ce n'était donc pas pour un motif technique que le plénipotentiaire allemand manquait àses engagements du 10. Il obéissait à un ordre venu de Berlin. Et cet ordre avait une autre origine qu'un intérêt marocain.
La chancellerie impériale, à voir durer la crise ministérielle française et se prolonger dans le salon de M. Sarrien les réunions d'où le cabinet, toujours à peu près formé, ne sortait jamais constitué-, avait repris espoir dans cette capitulation, que, du *è au 7 mars, elle avait renoncé à nous arracher^. C'est pour cela que, par un détour, elle annulait ses concessions antérieui-ûs en soustrayant à la France et à l'Espagne une partie du mandat qu'elle avait déclarer leur accorder. C'est pour cela que rinspeetion, <t aussi