Voir appendice, page
INTRODUCTION li
terre et TEspagne et qu'elle admet l'utilité de réformes à introduire « par voie d'accord international ».
Telle est, dès lors, la charte des rapports franco-allemands. Et c'est sous sa garantie qu'on s'achemine vers la conférence dont il ne reste plus, par une nouvelle négociation, qu'à établir le programme.
Cette charte, du côté allemand, est assez mal observée. Et dès le il2juillel, M. Saint-René-Taillandier, qui est resté à Fez, signale les négocialions engagées par le comte de Tattenbach pour obtenir d'abord pour un entrepreneur allemand les travaux du port de Tanger, ensuite pour la maison Mendelssohn un emprunt qualifié avance ^ La chancellerie allemande, interrogée, commence par nier, puis elle tente d'expliquer, sans d'ailleurs fournir de bonnes raisons. M. Rouvier observe que ces démarches procèdent d'une conception opposée à celle qui a inspiré l'accord du 8 juillet. Mais cette proteslalion est sans effet.
Pour le programme, lanégociation,d'aJ:)ord limitéeàdeséchanges de notes, s'accélère à partir de l'arrivée à Paris du D*^ Rosen, ministre d'Allemagne au Maroc, adjoint au prince de Radolin comme négociateur technique'-. Le gros effort de la France tend à exclure la question de la frontière de la compétence de la conférence. Comme M. Rouvier l'écrit le 30 août : « La police sur la frontière franco-marocaine est réglée par des usages traditionnels, des traités et des conventions successifs, qui n'ont cessé d'être et doivent rester l'affaire exclusive des deux pays. Les conditions et rapports de voisinage assignent à cette police un rôle spécial; ils en déterminent et justifient le régime, et ne permettent pas de concevoir que ce régime puisse être établi ou modifié autrement que parle seul accord des deux pays voisins'. » Nous obtenons satisfaction sur ce point. Mais le D*" Rosen essaye alors de nous faire prendre l'engagement, soit écrit soit verbal, de ne
i. Voir Livre Jaune, j)ag<îs 253 à 305 pnsslm.
2. Lo D' Rosen arriva à Paris le 7 scplcmbrc. Voir lo Temps, 8 septembre. Propos diplomatiques.