Voir Livre Jaune, page 200 et suivantes
12 LA CONFKRRNCE D ALGÉSIRAS
pas solliciter le mandai de police dans le resle du Maroc. Nous nous y refusons énergiquement. Et nous insistons sur ce refus à Berlin comme à Paris ^ La négociation traîne. L'arrivée de M. Witte, qui revient de Portsmouth où il a signé la paix russo-japonaise et qui va être à Rominten Thôte de Guillaume \\, nous permet de f hâter la conclusion. Et le 28 septembre le protocole relatif au] programme est enfin signée
Ce protocole comporte Torganisation par voie internationale de la police hors de la région frontière, la répression de la contrebande, la réforme financière, la création d'une Banque d'Etat, et pose le principe de Tadjudication en matière de travaux publics. Pour le port de Tanger et l'emprunt Mendeissohn, nous consentons ù passer l'éponge moyennant un arrangement aux termes duquel les banques françaises participeront par moitié à l'avance consentie par le groupe allemand, cette avance devant être remboursée par la Banque d'État dès sa constitution.
L'impression de détente est d'abord générale en France aussi bien qu'en Allemagne. On pense que « le plus fort est fait' » et qu'à la conférence les adversaires de la veille s'entendront sans peine.
Le prince de Bi'ilow, recevant à Baden-Baden l'auteur de ce livre, exprime le 4 octobre son espoir que la conférence, loin de séparer l'Allemagne et la France, les rapprochera ; il déclare que, du moment que nous respectons l'intérêt commercial de l'Empire et sa dignité, non seulement il ne dous gênera pas, mais il nous aidera, — au Maroc et ailleurs ^ Quelques semaines plus tard, Guillaume II, dans une réunion privée, protestera contre les intentions belliqueuses qu'on lui a prêtées et affirmera qu'il a donné au comte de Tattenbach les instructions les plus conci-
1. Voir Livre Jaune, pages 305 et 306 et ci-tlosSous page 44.