Voir Protocoles, page i
appétits de nos coloniaux, et presse le président d*agir surnom. Trois jours plus tard, enfin, le 17, troisième dépêche. Elle est plus énergique encore que les précédentes ; elle affirme explieitement que Tltalie, la Russie, TAngleterre et TEspagne ontaba&' donné la France ; que les États-Unis seuls Tappuient ; que Vtt^' térôt de la paix exige qu*à leur tour ils se prononcent pour "i* projet autrichien et forcent ainsi notre consentement.
Des procédés regrettables, dont depuis le début de raCfai^^ avait usé, vis-à-yis de nous, la diplomatie allemande, ceux^ ^ étaient les moins défendables. Car cette prodigieuse înlrigu---^' nouée contre notre pays, à l'heure où une crise ministériel - TafTaiblissait moralement et lui donnait lair d*un navire sai^^ pilote ; cette affirmation de notre isolement, affirmation que rie ^ ne justifiait, comme on devait, quelques heures après, le constate^^ publiquement^; ce réquisitoire furieux contre notre intransi ^ geance, alors que, depuis le dépôt du projet autrichien, noos^-avions été les seuls à modifier nos propositions, — rAllemagn^v maihtenant les siennes et se dérobant ainsi à la ce mise en harmonie » des textes en présence, — tout décelait le dessein d^^ nous faire violence. Et la hâte même, avec laquelle les journaux .ai.» les ambassadeurs, le chancelier, TEmpereuragissaient, à reprise? successives, sur tous les points du monde, trahissait la confiance de nous arracher, avant que nous eussions un gouYernement, le sacrifice de nos droits et de nos intérêts : coup de force diplomatique préparé et accompli dans le silence des chancelleries et dool la hardiesse risquait d'obtenir la consécration da saccds.
Jamais en efTet notre situation n*avait été plus grave, jamais les résultats acquis n'avaient été plus compromis.
Si nous avions pu saisir dès le principe tous les fils des menées adverses, il nous aurait été possible de dissiper sans retard Téquivoque et de rompre le réseau que Ton tendaitsur nous. Hais^ malgré le télégraphe, unemanœuvre, telle que celle dont nous étions i*objet