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3;2 LA CONFÉnENGE D ALGESIHAS

de titres, sur la totalité du produit des douanes (privilège défini par Tart. 11) et généralement sous la réserve de tous droits résultant du dit contrat en faveur des porteurs.

Moyennant cette cession, quelle part obtiendrions-nous dans la répartition du capital ? C'étail le dernier point, sur lequel M. Léon Bourgeois avait à prendre parti. Il savait que, sur les quinze voix correspondant dans le comité d'étude et dans le conseil d'administration aux quinze parts constitutives du capital, nous étions assurés d'avoir avec nous celles de TAngleterre, de la Russie, de TEspagne, de Tltalie et du Portugal, ce qui, sajouiant à la D6lre, faisait six voix. Il nous en fallait donc di^ux de plus, au minimum^ car nous ne pouvions compter absolument sur celles de la Belgique! et des États-Unis. Ainsi se déterminait la limite que nous ne devions pas dépasser. Nous avions, à Torigine, réclamé quatre parts pour le droit de préférence seul. El nous avions iaissé entendre que nous nous suffirions de Irois. Nous pouvions, en fin de compte, nous contenter de deux, tout en ajoutant à notre apport la clause relative à l'article 32, limitée ainsi qu'on vienl de le voir. L'Allemagne nous offrait une part pour cet apport ainsi défini. Il fallait la déterminer à couper la différence en deux, étant d'ailleurs bien entendu que la réduction à deux paris de noire demande primitive serait subordonnée à racceplation de la police franco-espagnole pour les huit ports, sans la restrietioa do Casablanca.

Ayant ainsi déterminé le terrain sur lequel il pûuvaU se mouvoir, M. Bourgeois était à même de négocier utilement. Cest par l'intermédiaire du comte de KheveniiuUer, ambassadeur d^\utriche, qu'allait s'engager cette négociation*

Le comte Goluchowski n'avait pas cîmngé d'idée- Il coDsidéraU toujours que l'intervention autrichienne pouvait aboutir à un accord. Et il estimait que cet accord serait aussi profitable à sou pays qu'à lui-même. En déposant son projet, le comte de Welsersheimb s'était inspiré fidèlement des instruclîons de son chef. Il i

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avait reconnu refïicacité de la police îranco-espAgnole. Sans doute, à la demande de TAUemagne, 11 avait jjpperté à cette police la restriction que Ton sait et pari^posé, ^ur Casablanca, un régime spécial. Mais^ dès le fveoîer jour^ il avait marqué que cette question u'mmi A Mes yeax qu'une importance très-secondaire ^ De êfàncùlé, le comte de Khevenhuller, dans sa première visite à M. Léon Bourgeois, s'était borné à l'interroger sur ses intentions, sans indiquer le moins du monde, que la police de Casablanca dût être nécessairement suisse, danoise ou hollandaise. Tandis qu'en Allemagne, le gouvernement et la presse présentaient le projet autrichien comme un dernier mot intangible-, TAutriche et ses représentants étaient donc beaucoup moins cassants. Ils nous demandaient de faire quelques concessions sur la banque. Mais ils semblaient apprécier les raisons qui nous empêchaient d'en consentir de nouvelles à l'égard de la police. De sa conversation du 15 mars avec M. de KhevenhuUer, le ministre des Affaires étrangères gardait l'impression d'un désir vif et sincère de conciliation, qui recherchait, loin de les exclure, les possibilités d'entente. ^ L'Allemagne, à ce moment même, tentait un dernier effort pour ' nous déterminer à capituler. Et elle essayait encore d'emporter de haute lutte le succès, que lui avait fait espérer la chute de M. Rouvier. 'A Vienne, son ambassadeur, le général de Wedel, alftrmait sur l'honneur que c'était fini des concessions ; que la France accepterait, tel quel, le projet autrichien ou que la conférence serait rompue'. A Paris, le samedi 17, le prince de Radolin venait au ministère et, sans brutalité, mais avec insistance, il priait M. Bourgeois de céder sur Casablanca, « base nécessaire du contrôle de l'inspecteur ». Comme le ministre déclarait de nouveau que nous ne consentirions jamais à une solution internationale

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