‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 219 sur 357 · Voir ci-dessusi page · texte numérisé non relu

Voir ci-dessusi page

officier supérieur de l'armée suisse ou néerlandaise dont le choix sera proposé à l'agrément de S. M. le Sultan par le gouvernement suisse ou néerlandais.

L'inspecteur, sans intervenir dans le commandement ou l'instruction, se rendra compte des résultats obtenus par la police chérifienhe au point de vue du maintien de l'ordre et de la sécurité dans les localités où cette police sera installée. Il établira tous les ans, ou plus fréquemment s'il le juge nécessaire, un rapport à ce sujet. Ce rapport, ainsi que toute communication relative à la mission de l'inspecteur, sera adressé au représentant du Sultan à Tanger et transmis en copie au corps diplomatique ^

Le comte de Welsersheimb acceptait la première partie de cette rédaction, mais il modifiait sensiblement la seconde. Au lieu de dire que l'inspecteur adresserait ses rapports au représentant du Sultan à Tanger et les transmettrait en copie au corps diplomatique, c'est au corps diplomatique qu'il confiait la mission de faire parvenir au Sultan lesdits rapports-. Il ajoutait qu'en outre, et par la même voie, l'inspecteur pourrait envoyer des rapports spéciaux. Il demandait enfin qu'un nouvel article, qui serait devenu l'article VII, spécifiât que le contrôle du fonctionnement de la police serait exercé par le corps diplomatique avec le concours de l'inspecteur. C'était ce que le comte Koziebrodski avait indiqué, dès le 21 mars, au comité de rédaction. C'était aussi le contre-pied de ce que nous étions résolus à demander.

La discussion s'engagea par une observation de sir Arthur Nicolson.

— Si, dit-il, on attribue le contrôle de la police au corps diplomatique, on décharge le maghzen de toute responsabilité. Est-ce logique ? Est-ce sage ?

A cette question, on attendait une réponse qui fût une explication : on se trouva en face d'un ultimatum. A peine, en effet, M. de Welsersheimb avait-il eu le temps de dire que le contrôle du corps diplomatique n'était que la compensation de la concession faite par l'Allemagne sur Casablanca, que M. de Radowilz prenait la parole et faisait la déclaration suivante :

Si Ton a adopté le terrain nouveau de délibération qui résulte-

i. Voir Protocoles, pages 206 et ^07.

Page 1