Voir ci-dessus, page
des amendements présentés aujourd'hui par la délégation d*Autriche- Hongfie, c'est à condition qu'en retour, Tinspeclion soit entourée de garanties très-sérieuses.
C'est pour la délégation allemande un point capital. S'il ne pouvait pas èlre réglé conformément à ses vues, il deviendrait sans doute difficile de continuer utilement la discussion de l'organisation de la police ^
En d'autres termes, l'Allemagne faisait du contrôle du corps diplomatique une condition sina qua non. Et avec une ténacité persistante, elle nous ramenait, une fois encore, à cette organisation internationale qu'elle savait pour nous impossible à accepter. M. do VVelsersheimb, assez surpris et mécontent du ton de son collègue allemand, venait alors à la rescousse et, dans l'embarras de trouver un argument, cherchait à mettre M. Révoil en contradiction avec lui-môme.
— N'avez-vous pas, lui disait-il, déclaré à la séance de comité du 5 mars que, sur place, le corps diplomatique et les consuls, si vigilants pour tout ce qui concerne les nationaux, seraient toujours en mesure de s'assurer que la police ne serait pas détournée de son but, ne léserait aucun des intérêts de leurs ressortissants 2?
Dans son embarras M. de Welsersheimb jouait sur les mots. M. Révoil avait invoqué, le 5 mars, les droits généraux des ministres et des consuls pour écarter l'inspection. On avait jugé néanmoins qu'un organe spécial était nécessaire. Et c'est au moment de définir les attributions de cet organe de contrôle, qu'on prétendait superposer à son autorité celle du corps diplomatique! M. Révoil crut le moment venu d'exposer publiquement nos vues ; d'expliquer d'abord officiellement, — nous n'avions pas encore eu l'occasion de fournir en séance plénière cette explication, — pourquoi nous avions accepté l'iaspeclion ; de montrer ensuite comment nous concevions qu'elle devait s'exercer. 11 le fit dans les termes suivants :
La souveraineté et l'indépendance du Sultan, pas plus que la libre concurrence en matière économique, ne sauraient être compromises par le fait que des officiers instructeurs seront mis à la disposition de