Voir ci-dessus, pageSiS
t. \a.' (umle (le Tattenbach et le conito de Welsersheirnb l'avaient indiqué à dillérentus reprises à plusieurs plcnipolenLiaires. M Voir ci-dossns, papro 335.
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386 KA CONFÉRENCE d'aLGÊSIRAS
à la France, de trois à TEspagne et d'un ii la Suisse ou aux Pays- Bas, impliquait nécessairement Tidée d'un partage du Maroc en trois zones, et que celte idée était en contradiction avec les principes mêmes défendus par TAUemagne et adoptés par la conférence :à savoir, souveraineté du Sultan et intégrité de son empire. Jusque-là, c'était parfait. Mais, entraîné par son raisonnement, le président en venait alors à exclure toute organisation où les puissances, chargées de la police, agiraient séparément. Il appuyait donc la solution franco- espagnole; mais il l'entendait en ce sens» que les officiers des deux pays seraient conjointement employés dans l'ensemble des huit ports. En d'autres termes, il ne parlait plus de répartition. Et c'est une police encadrée uniformément dans chaque port d'instructeurs français et d'instructeurs espagnols qu'il recommandait à Guillaume II comme logique et comme acceptable.
C'était là le pire des contre-temps que nous pussions redouter. Avec le système américain, il ne restait rien de l'esprit qui avait présidé à l'élaboration des accords franco-espagnols, rien des termes mêmes de ces accords. Et l'atteinte portée aux dispositions arrêtées entre Paris et Madrid était grosse d'inconvénients pratiques. Les Espagnols ne sont pas toujours de rapports faciles. La juxtaposition, dans tous les ports, d'ofliciers des deux nationalités serait une cause permanente de contlits et de rivalités, qui rendrait stérile l'œuvre de la conférence. On pouvait, par nécessité transactionnelle, accepter la police mixte dans un ou deux ports. L'instituer partout était impossible. Comme l'avait dit un jour un diplomate espagnol à un de ses collègues français qui lui parlait d'une collaboration de ce genre :
— Nos officiers sont fiers. Us n'obéiraient pas.
Par contre, repousser cette combinaison était chose malaisée. D'une part, nous risquions de froisser le président Roosevelt, dont le concours actif nous avait si utilement servi. D'autre part, nous ne pouvions douter que l'Allemagne, trouvant dans la note américaine un moyen discret, mais décisif, d'anéantir les arrangements franco-espagnols, élément important de cette politique marocaine de M. Delcassé que la Wilhelmstrasse voulait à tout prix réduire eu poussière, ne cherchât à la faire prévaloir. Effectivement, dès le !20 mars, au comité des rapporteurs, M. deTattenbach s'écriait :
— N'oublions pas qu'il faut régler la répartition des ports entre les Français et les Espagnols.
Et le même jour, 21 mars, on apprenait que Guillaume II, en télégraphiant la veille à M. Koosevelt qu'il renonçait à la police suisse de Casablanca, avait eu le soin de spécifier que, s'il acceptait, c'est parce que Français et Espagnols seraient répartis également dans ciiacun des ports en une organisation mixte. Nous nous trouvions donc pris au piège, sans pouvoir incriminer personne. Et il était malaisé de faire écarter par la conférence une organisation qui, en apparence, donnait satisfaction à toutes nos exigences, puisqu'elle créait un cadre d'instructeurs purement français etespagnol *.
Notre diplomatie eut, en celte occasion, le mérite de ne désespérer ni d'elle-même ni des autres. Fort heureusement, l'Allemagne, dès ce moment, n'avait plus les mains libres, car elle avait déjà cédé sur Casablanca sans y mettre la condition de la police mixte. On était au 21 mars. Or c'est le 19 qu'avait paru l'article de la Gazette de r Allemagne du iVorrf annonçant celte concession. Et
1. La proposition de M. Roosevelt fut assez rapidement connue, même de la presse, à Algésiras. Le 22 mars, le correspondant du Temps, M. Joseph Gallier, télégraphiait :
c( Quant à la répartition des ports, il ne serait plus question de la laisser à la Franco et à l'Espagne, mais de la faire établir par la conférence. Je rappelle à ce sujet que, selon l'esprit du premier projet autrichien, la répartition des ports était, suivant une déclaration ultérieure du comte de Welsersheimb, un point secondaire. L'attribution de Casablanca à une tierce puissance était le prix de la liberté de choix laissée à la France et à l'Espagne. Il n'en irait plus ainsi dans le projet amendé.
» Au lieu de répartir les ports entre les deux puissances, il y aurait dans chacun d'eux une mission mixte composée d'officiers français et espagnols. Oïl éviterait ainsi les zones d'intluence et les compétitions. C'est une idée du Virésident Roosevelt, (|ui considère que cette combinaison est la plus conforme aux principes posés par la conférence. C'est peut-être une solution excellente dans son intention, mais pas du tout pratique et pleine de dangers, u
Et 1«^ 23 mars, M. Galtier ajoutait :
« En ce qui concerne les missions mixtes dans chaque port, cette combinaison s* i ait due à une suggestion américaine. 11 n'est pas sûr, à cette heure, que l'Autriche ne la prenne pas à son compte. On m'a assuré qu'elle aurait été proposée à la suite d'une démarche de l'ambassadeur d'Allemagne à Washington. Très habilement, celui-ci aurait demandé l'opinion et les conseils des États-Unis en leur qualité de puissance désintéressée dans la question.
» Je ne puis que maintenir les critiques faites hier contre celle idée si peu pratique. Un délégué espagnol que j'ai interrogé partage cette opinion. » (Voir le Te//tps, 23 et 24 mars.)
Le 25 mars, l'ambassadeur de Russie avait cini devoir avertir M. Léon Bourgeois, que l'Allemagne était résolue à. poser et à faire discuter la question de la n'-partiiion.
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i -écartait énerKiq»^a>e«t De ootre rôle, ù ifteU frfn^ ralé^»>riqae fâl traB5mi5 à Wa>hift^ * Va^ i p- . V vfi - fairr rrmarqBer qne Ifr? officiers ^î§ tt i
'î T^ût pa» ei*-n!^r de r»jinroand»*nieol H é< trfir^. oederaieikt. à aoeiiii de^rr>^. étre^oa '-^'^eiMiK0l9a:f«^ls â/:toels oo éreatuels d eue poiiiiqBe me -ie P'**' ^ ialê^çrilé ojarr^eaio^. Il sons était permis aossi de s if ftaler fse l'Aliema|ÇM Tiy^ui ^rji pté m/S proposilioDS sar 1 ori^ :*i« 4e 11 police, \e
pr» sid^Dt De Terrait probablement aocan . — ^x^wkÊmk à se rmllipr h, >, ^v:Q*ioD admi^ de part et d'autre. Il afait ^rosls iMmtr «o -rr^iin d- tr;iL«'Sf ti-n I^lraosaoïion était toqviie. Les ÊUit#-lïfttt« rj ayaùt pas d*f politique p^er^jonelle ao Vinie et mm^jmsÊmX qii« /^îan- ! intérêt de 1 enî-nte. xi^ p-uva-nt .|çie se rêîaiiir ém la tvir
'•! ..T'- !''S îéîrers fn^issements que pra<iquereiil ' - U','.- r»Mjs<»irri-- à faire triomp}i--r n ^ viie^. Cisll«it q .• ' iA-i^x\c(t. aprè? une interrup'.i «n i»^ plixf^ de qutaie jours, i\^■\'^\\ reprendre ses travaux. Dès 1- i;\ ooiis arioiis la cettt- \\\^' jii" M White ne prendrait pa- îa pimle |>tnir déreftilre le .-. ^s-rn^ d- la police mixte et que !e oonitt de Welser^eirab ne la ' r r • pa< fi^'ijr^r parmi les amenJemenl> qu il comptait déposer. - f.« ^! .uS-. M <\i' T.itt-riha- !i. dont ia mauvaise (tumearaiigmetiUiît -vii- j-jr. aunil bi-n v^ulu s aocroch^fr a cette c^oibtiigUson ^ rniji- a un moy^n -npr^-me d- n.jus remettre eo iffl^ec^ Haj^ si
c- 'H-Ti lui manquait, ses mauvaise^ lïiiPiilioDS seraieot sans
effet. Le comité de rédaction n'avait pas, dans son projet, touché à la question K Le problème se ramenait donc, d'une part à nous entendre avec l'Espagne, d'autre part à nous assurer que la conférence ne dérangerait pas cet accord. C'est à quoi, pendant cette dernière semaine, allait s'employer notre activité.
Lorsque, le lundi 26 mars, la discussion sur la police s'ouvrit par l'adhésion du comte de Welsersheimb et de M. de Radowitz à nos vues sur Casablanca, nous savions par des renseignements indirects que, si rAUemagne etTAutriche ne devaient pas reparler du système américain, elles étaient cependant résolues à prier la conférence de statuer sur la répartition des ports entre la France et l'Espagne. Dans quelle mesure et avec quelle insistance, nous l'ignorions. A la fin de la séance et quand on eût décidé de renvoyer une fois encore au comité de rédaction les articles réservés, M. de Welsersheimb prit la parole. Il ne lui semblait pas que le texte du comité de rédaction, portant que les gouvernements français et espagnol soumettraient à l'agrément du Sultan la désignation et l'affectation des instructeurs, fût suffisant. La question de la répartition était, selon lui, une partie essentielle de l'organisation de la police. Et la conférence, qui venait d'étudier en détail toutes les modalités de cette organisation, pouvait et devait traiter ce point, aussi bien que les précédents. M. de Welsersheimb njoula :
— Le projet austro-hongrois le réglait dans ses articles 2 et 3 d'une manière qui, par la suite, n'a pas paru acceptable par les deux pays intéressés. Comme les vues de ces deux pays ne sont pas connues par la délégation austro-hongroise, elle ne fera pas de nouvelle proposition concrète à cet égard, mais se bornera à déposer un projet d'article additionnel permettant à la conférence de régler la question, en tenant compte des suggestions qui pourront être faites par les délégués français et espagnols.
Cet article était ainsi conçu :