‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 245 sur 357 · Voir Protocoles, page · texte numérisé non relu

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2. A la demaudo do M. Kévoil, M. Doiirgeois avait désigné, lo 31 mais, comme deuxième plénipotentiaire français, M. Regnault, dont l'active cunpi;- [vuco avait si grandement contribué au succès de la conférence.

3. Suivant le désir des délégués marocains, on prit acte, au proci's-verhal, d'une réserve C(^ncernant les travaux des ports de Tanger, Larache, Casablanca fi Sali. Ces travau.x. ayant été concédés à des entreprises particulières, ne pouvaient être compris parmi ceux soumis à l'adjudication.

Voir ci-dessus, page 271.

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ration resserrera encore les liens de la durable amitié qui est née de nos communs travaux.

Chacun d'entre nous va reprendre le courant de sa vie habituelle, un moment interrompue par Timportante mission que consacre aujourd'hui la signature de l'Acte général de la conférence.

Qu'il me soit permis de penser qu'en quittant cette salle, témoin de nos délibérations, chacun de nous emporte la conviction d'avoir collaboré à une œuvre féconde de paix et de justice dont l'importance et la portée seront considérables.

Notre estimé collègue, le ministre d'Italie et doyen du corps diplomatique à Tanger, pourra l'affirmer, lorsque, investi du mandat des puissances signataires, il se trouvera appelé à recommander à S. M. Chérifienne l'application des réformes sur lesquelles, conformément au programme proposé, les puissances se sont mises d'accord. Leur entente unanime constitue la meilleure garantie du développement de son empire et du maintien du triple principe de la souveraineté du Sultan, de l'intégrité du territoire et de la liberté économique sans aucune inégalité pour tous les Etats.

Je ne veux pas terminer ces brèves paroles sans signaler publiquement ici le zèle et le dévouement de tous ceux qui nous ont coaslaninient prêté leur concours dans la préparation, la rédaction et la tra- (liiclion des textes qui sont aujourd'hui devenus l'acte général de la conférence. Notre gratitude se doit à elle-même de leur réserver une mention spéciale.

Notre mission se trouvant ainsi terminée, je déclare close la conférence internationale d'Algésiras.

L'Acte général, où s'inscrivait le fruit de trois mois d'elTorts, €0[nmen(;ait par un préambule qui, grâce à l'heureuse intervention de MM. Révoil et Uegnault, reproduisait exactement l'esprit cl la lettre de nos traités marocains'. Il portait, en effet, que les puissances signataires « s'inspirant de l'intérêt qui s'attache à ce que Tordre, la paix et la prospérité régnent au Maroc, et ayant reconnu que ce but précieux ne saurait être atteint que moyennant lintroduction de réfornies basées sur le triple principe de la souveraineté et de l'indépendance de Sa Majesté le Sultan, de l'intégrité de ses États et de la liberté économique sans aucune inégalité, avaient résolu, sur l'invitation qui leur avait été adressée par Sa Majesté Chérifienne, de réunir une conférence à Algésiras ». L'Acte lui-même était divisé en six parties. La première

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