‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 247 sur 357 · Rol>ortde Caiv, Journal des Débats, 12 avril lOOO · texte numérisé non relu

Rol>ortde Caiv, Journal des Débats, 12 avril lOOO

412 LA CONFKRENCE d'aLGÉSIIUS

semaines, qui m'a permis d'intervenir utilement im dernier mometil. Je n'ai pas cessé, vous le savez, de me montrer optimiste* Le dernier quart d^heure, disais-je toujours, est bon conseiller. Comme vou^ voyez, il Ta été. Mon optimisme, je puis maintenant Tavouer, â pasgé plus d'une fois par de rudes épreuves, et ce n*est pas sons émolion que je songe encore aux redoutables éventualités qu'un échec de la conférence faisait entrevoir. Cet écbec, il faut le reconnaître, était, il y a un mois, assez probable, et quand on pense au chemin parcouru depuis lors dans la voie de la sagesse, on se sent heureux, je vous l'assure, d'avoir collaboré à cette œuvre de réconciliation inlernalionale. Une condition cependant s^impose pour qu'elle soit féconde ei durable : c'est qu'on enlerre à Algésiras le souvenir des luttes el polémiques qui, désormais, appartiennent au passé. 11 faut partir Cici sans amertume ni regrets *.

M. Révoil fut plus bref. Il se contenta de remnrquer :

Les accords de la conférence sauvegardent pleinement nos droits et nos intérêts essentiels au Maroc. Nous avons été entourés à Algésiras d'une atmosphère de sympathie et d'estime que nous devons* autant à la bonté de notre cause qu'au calme et à in fcrmeié avec lesquels le gouvernement français l'a soutenue...

La solidarité des puissances représentées au Maroc doit s'accroître après la conférence. On ne peut pas ne pas comprendre^ en effet, l*intôrèt primordial qu'il y a pour tous à donner au mnghïen le sentiment bien net du parfait accord de toutes les puissances signataires des résolutions prises à Algésiras ^

Le duc d'Almodovar paraphrasa son discours de clôture. IL

ajouta seulement :

Au point de vue de la question marocaine, je suis particulièrement satisfait d'avoir vu sanctionner par la conférence la situation spéciale de l'Espagne. J'espère que le gouvernement marocain s'emploiera sincèrement à l'application des réformes que nous avons adoptées et dont il doit être le premier à bénéficier. Pour être lentes et modestes, ces réformes n'en seront peut-être que plus efficaces. L'essentiel, c'est que le Sultan soit en état de mettre fin à l'anarchie qui désole son pays et dont les manifestations dans ces derniers temps ont été parliculiérement dangereuses dans la région voisine de Tanger.

La collaboration de la France et de l'Espagne dans l'œuvre de la police marocaine ne peut être qu'utile à l'amitié de nos deux pays.

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