Voir lu Temps, 5 avril iOOG
l'acte général 4i3
J/Espagne a marché, vous le savez, dans toute celle affaire, la main dans la main avec la France. Cette ligne de conduite n'a pas été seulement dictée par un accord antérieur respecté de part et d'autre avec une égale loyauté ; elle répond parfaitement au sentiment national espagnol*.
Le marquis Visconti-Venosta précisa en ces termes, le rùle de l'Italie :
En ma qualité de représentant d'un pays profondément attaché à la cause de la paix, ma mission consistait à jouer un rôle de médiateur loyal. Je me suis refusé d'ailleurs à croire qu'un échec de la conférence dût nécessairement provoquer une guerre. Mais il pouvait créer une inquiétude, une incertitude du lendemain préjudiciable à tous les intérêts économiques et financiers. C'est ce que mon gouvernement a voulu éviter.
L'Italie ne pouvait d'ailleurs oublier ni son alliance avec une des puissances en cause, ni la cordialité heureusement rétablie de ses relations avec l'autre, ni enfin l'identité de ses vues avec celles de celle dernière sur les questions médilerranéennes. Placé ainsi dans une situation, qui était à certains égards délicate et difficile, j'ai cru m'en tirer en me vouant à une action loyalement conciliatrice.
Quant aux relations entre la France et l'Italie, ce qui est, je crois, le côté de la question qui vous intéresse plus particulièrement, vous pouvez dire qu'elles sont aussi bonnes après la conférence qu'elles l'étaient auparavant. Rien n'a infirmé l'entente que des intérêts réciproques avaient suggérée au sujet de la Méditerranée^.
Le comte de Welsersheimb parla enfin de l'action exercée par r Autriche-Hongrie :
Ce n'ast plus, je crois, dit-il, un secret pour personne que notre action à Algésiras et celle de nos ambassadeurs à Paris et à Berlin ont assez sensiblement contribué à ce résultat. Une partie de la presse française n'a cessé cependant de nous représenter non seulement comme étant à la remorque de l'Allemagne, mais encore comme surenchérissant en quelque sorte sur ses demandes. Il faut pour émettre de pareilles idées bien mal connaître l'Autriche et plus mal encore ce qui s'est passé à Algésiras.
Enfin « tout est bien qui finit bien ». Et j'ai le ferme espoir que le règlement de la question qui nous a amenés ici imprimera aux relations franco-allemandes un caraclère de confiance et de concorde. Ce sera