‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 250 sur 357 · Voici le texte de ce It'Iégranirae · texte numérisé non relu

Voici le texte de ce It'Iégranirae

< Au iiioiueiit où j'envoie, avec rassenliment de votre très-gracieux souvetain. l;i ;,'rand'croix do l'onJre de l'Aigle-Rouge au comte de Welsersheimb en n'eonniusàdnce do raction pleine de succès qu'il a exercée à Âlgcsiras, j i.|>rouve le besoin de vous exprimer de tout cœur mes sincères remerciements l»our linébraniabie appui que vons avez prêté à mes représentants.

» Vous avez accompli une belle action en fidèle allié. Vons avez été un brillant second sur le terrain, et vous pouvez, en pareil cas, compter sur un pareil sci'vicc de nia part. »

L'ne grande partie delà pr.ssc autrichienne commenta avec irritation celte .ii'prt'ciation in»|)«-riale qui, suivant elle, diminuait le rôle de rAutrichc. Le ( ..nile Goluchowski en fut, lui au.ssi, peu satisfait. Quelques semaines après, (iuiilaunieU se trouvant à Vienne, allait ajzgravcr ce mécontentement.

In soir, après un dîner, comme l'Empereur allemand, dans un salon où nCtait pas François-Joseph, causait avec son ambassadeur, il se tourna soudain vers le comte Goluchowski et l'appelant familièrement :

— Golu! Golu! s'êcria-t-il, venez donc ici et asseyez-vous près de votre empereur!

(le n'était, on le conçoit, «ju'une façon de parler. Mais « Golu » la trouva un peu trop cavalière. Il vint s'asseoir près de « son » empereur, et écoula avec résignation les conqjlimenls qui lui étaient réservés.

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l'accord était- il jugé? Quels espoirs fondait-on sur lui? C'est ce que, très rapidement, discours d'hommes d'État et articles de presse allaient permettre de préciser.

Dieu que Topinion publique n'eût rien connu de l'intense action diplomatique dont la conférence venait d'être l'occasion et qu'on a vu se développer au jour le jour au cours des pages qui précèdent, elle avait l'intuition que l'Europe avait traversé trois mois (le crise : et de savoir enlin acquise la solution si longtemps souhaitée, elle éprouvait une impression de soulagement. C'est colle impression qu'exprima d'abord la presse entière. Ce n'est qu'ensuite qu'on vint aux appréciations.

En France, ces appréciations, exemptes de toute forfanterie, furent unaiiiiiiciJicnl favorables ; nous verrons lout à l'heure dans ([U(?llo mesure elles élaient justiliées ' : il nous suflit ici de les enregistrer. Le Temps, sans méconnaître que la nature des accords intervenus à Algésiras modifiait les conditions dans lesquelles nous avions primitivement envisagé la possibilité des solutions marocaines, approuva les décisions de la conférence :

Nous restons, écrivail-il, pour la mise en œuvre des décisions de la coni'éreiico, dans la situation même que nous avions admise, avant qu il fût question de réunir celte conférence, dans nos arrangements avec l'Espagne de l'automne de \\H)i. En un mot, à l'échec de forme près qui fait de nous les mandataires de l'Europe au lieu de nous laisser in.ulres de notre action, nous sommes à l'égard de la police marocaine dans rcxacle position que nous avions prévue il y a dix-huit mois. De munie, en ce qui concerne la banque, nous gardons, malgré l'importance de nos sacrifices, une position particulière, puisque nous avons en tout trois parts et que les autres pays n'en ont qu'une, puisque d'ailleurs le droit de contrôle sur les douanes demeure intégralement acquis aux porteurs de l'emprunt français du 12 juin 1904...

(( Ni vainqueurs ni vaincus », avait dit le prince de Biilow. « Ni vainciueurs ni vaincus », avait répété M. Rouvier. C'est à peu près la formule qui convient pour caractériser la transaction présente. Si rAllemagnc avait plus vile reconnu pratiquement ces «droits spéciaux »

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