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M. Révoil*. La politique russe, à la conférence, n'eut donc pas un instant de fléchissement et se conforma sans faiblesse aux obligations de Talliance. C'était la première fois que, dans une occnsioa semblable, nous mettions à Tessai sa fidélité. L'essai fut tout à ^on honneur.

L'Espagne avait reconnu dès le premier jour la solidarîlé de se» intérêts et des nôtres : l'attitude du duc d'Almodovar rélablii de façon péremptoire ^. Le roi, le président du Conseil, et le ministre d'État appréciaient, à sa valeur, la triple entente fraqco-angioespagnole, en Europe autant qu'au Maroc, et M. Jules Cambon ne manquait pas de leur signaler que la conférence était, pour celte entente, une épreuve décisive'. Il fallait tenir compte cepûndant des intrigues de ceux qui, à Madrid, blâmaient, depuis son débuts la politique franco-espagnole, ensuite et surtout des manœuvres allemandes, offres d'abord, menaces après. Un seul inslant, du 17 au 19 février, ces manœuvres eurent sur la délégation espagnole une prise momentanée et, alors, le duc d'Almodovar suggéra à M. Révoil une combinaison qui déchirait les accords francoespagnols \ Mais ce fut une défaillance toute passagers, nalurcUe si l'on songe à la pression exercée, sans conséquences durables d'ailleurs. Et, depuis lors, soit dans le débat sur la banque*, soit dans le débat sur la police •, les plénipotentiaires espagnols eurent une part active et brillante à la défense des intérêts communs. Même la délicate question de la répartition des ports et la négociation à laquelle elle donna lieu entre Paris et Madrid n'entama point cette solidarité ^ L'Espagne, jusqu'à la dernière minuLe, fut pour nous une associée loyale, à la peine comme à l'honneur. Si le mérite se mesure aux difficultés, celui de la diplomatie espagnole doit être hautement reconnu. En manifestant sa droilure, elle avait prouvé sa clairvoyance.

L'embarras de l'Italie était plus grand encore. D'un côté, la

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