‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 264 sur 357 · i6i£/.,pago 280. î). Ib'xd.y page · texte numérisé non relu

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celui de subir, pendant quelques semaines, les outrages de la presse allemande.

Les Étals-Unis n'avaient au Maroc d'autre intérêt que celui de la « porte ouverte w.Et cet intérêt fut, dès le début, sauvegardé. Us purent donc jouer le rôle de médiateur avec le maximum d'indépendance. On a vu qu'à diverses reprises, soit M. White, soit M. lloot, soit M. Roosevelt lui-même, appuyèrent nos propositions ^ Est-ce à dire que le gouvernement de l'Union prit parti, contrairement aux instructions communiquées au Sénat, en janvier, parle secrétaire d'État 2? Non. Car ce que soutenait le président, c'était moins la thèse de la France que la thèse du bon sens et de l'équité, — à savoir que, l'égalité commerciale étant garantie, il n'y avait, quoi qu'en dît l'Allemagne, aucun péril à reconnaître, sur le terrain politique, les intérêts spéciaux de la France et de l'Espagne, admis par l'Allemagne même le 8 juillet 1905. Que si, à diflérentes reprises, nous avons signalé la vivacité des répliques américaines à certaines communications de l'Allemagne*, c'est qu'on estimait à Washington que ces communications, négatives toujours et toujours contraires aux engagements pris l'année précédente, rendaient impossible l'établissement de l'entente. Le 3 mars, M. Wliile vota avec M. Révoil ; la nature de la question posée le lui permettait sans nul doute '. Pour le reste, le plénipotentiaire des États-Unis n'eut qu'une préoccupation : faciliter l'accord, et puisque, après les concessions de la France, c'est de l'Allemagne que venaient les obstacles, agir sur l'Allemagne dans l'intérêt de cet accord. Le gouvernement de l'Union, en se comportant ainsi, ne rendait pas seulement à la modération de notre programme un hommage justifié, il se conformait exactement aux principes directeurs de sa politique. Et le président, en écartant par ses dépêches des 7 et 17 mars^, les pressantes instances de Guillaume H, exerçait la seule action d'où pût sortir l'entente finale. Toute autre interprétation de la politique américaine serait abusive, injuste et fausse.

1. Voir ci-dessus, pages 153, 173, 249,335. 2.1bid., page 64.

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