‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 265 sur 357 · Ibid., pages 297 et · texte numérisé non relu

Ibid., pages 297 et

L'Autriche-Hongrie, pendant les six premières semaines, ne fut que l'alliée docile de l'Allemagne. Mais, pas plus que les autres puissances, elle ne demeura sourde à la leçon des événements et, comme elles, comprit que, pour arrivera l'entente, on ne pouvait demander à la France toutes les concessions. En élaborant le projet qui fut dépose par le comte de Welsersheimb à la séance du 8 mars ^ elle remit en marche, par un amendement décisif, la négociation sur la police arrêtée, le 5, par le refus de M. de Radowitz*. En chargeant le comte de KhevenhuUer de reprendre celte négociation avec M. Léon Bourgeois ^ elle prépara la concession nécessaire, qui fut consentie, le 26 mars, à l'égard de Casablanca*. Et durant ces trois semaines, les conseils qu'elle donna à Berlin, concordant avec la résistance de la France, appuyée par l'Angleterre, la Russie et les Etats-Unis, furent pour beaucoup dans l'évolution de l'Allemagne. A aucun moment, d'ailleurs, le gouvernement autrichien ne fut l'instrument du bluff Me mand. A aucun moment, il n'usa contre nous ni de pression ni d'intimidation. A aucun moment, il ne nous dit autre chose que la vérité. Et cette diplomatie loyale fut apaisante au lieu d'être irritante. On se rappelle, il est vrai, que, dans la deuxième quinzaine de mars, le comte de Welsersheimb déposa, au sujet de rinspeclion, des amendements que nous dûmes combattre et dont une partie fut repoussée ^ C'était la rançon de ce que son gouvernement avait, non sans peine, obtenu à Berlin de concessions. M. Révoil s'en rendit compte, et il ne garda pas rancune à son collègue ausliohongrois de la suprême passe d'armes qu'il fut obligé de soutenir contre lui.

Que dire des puissances secondaires qui ne ressorte déjà des chapitres qui précèdent? La ligne de leur politique avait été, — exception faite du Portugal, qui prit ouvertement parti pour l'Angleterre et pour la France, — toute de réserve et de retraite. Le jour du vote, elles avaient suivi la majorité. Par ailleurs, elles avaient ménagé les uns et les autres, conseillant à tous, surtout à

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