‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 266 sur 357 · I . Voir ci-dessus, page · texte numérisé non relu

I . Voir ci-dessus, page

1'. IfjûL, page 286.

:}. Jbid., page 345. 4. IbicL. page 351.

ii. Ibid., page 360.

la France, les concessions, parce qu'en arrivant à Âlgésiras, rinlransigeance de TAllemagne, — et de l'Allemagne seule, — élaîl acceptée comme un dogme. La « porte ouverte » avait intéressé d'abord quelques-unes d'entre elles. Mais, très vite, elles avaient constaté que cet intérêt n'était point menacé. Et, alors, suivant le mot de M. Robert de Caix, elles n'avaient plus songé qu'à « se défiler » : ce à quoi, en somme, elles avaient réussi. Quant au Maroc, — qu'un plénipotentiaire irrespectueux appelait un jour le de ctcjus^ — il était allé de surprise en déception : surprise de vo-ir la conférence se réunir, siéger et aboutir ; déception d'assister à Télaboralion successive des mesures qu'il croyait écartées; déception aussi de trouver dans les décisions de la conférence un bénéfice financier sensiblement inférieur à celui qu'il escomptait. Il s'était cru délivré, par l'Allemagne, des réformes et de l'influence française. Or les réformes reparaissaient, telles que M. Saint-René- Taillandier les lui avait présentées, aggravées encore par la présence d'instructeurs espagnols plus antipathiques aux Marocains que les instructeurs français. Et notre position spéciale était reconnue par l'Europe, qui consacrait, en outre, notre droit d'assu-' rer seuls la police de la frontière. C'était la ruine de toutes les illusions. L'attitude des délégués cliérifiens s'en ressentit. Un certain nombre de projets furent déposés par eux au cours des débats. Aucun ne fut pris en considération. La conférence disposa du Maroc, en présence de ses représentants, mais sans leur consentement. Et c'est en bloc, qu'en juin 1906, on obtint, par la mission de M. Malmusi, l'adhésion qui, àAlgésiras, avait été réservée ^ Il n'y eut pas même d'obstruction active de la part de Torrès et de Mokri, — à peine quelques tentatives, auxquelles on ne s'arrêta point. La délégation marocaine, ou joua les personnages muets, ou parla à la cantonnade. Abstention et indécision, telle fut son invariable attitude.

Ainsi réduite à ses éléments, l'action des diplomaties prend son sens plein et sa pleine valeur. On vient de voir suivant quelle courbe elle s'était développée. Quels résultats obtenait-ell^? Et comment ces résultats, soit au Maroc, soit en Europe, pouvaient- .ils être évalués ?

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