‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 28 sur 357 · Voir Lim: Jaune, pa^'o · texte numérisé non relu

Voir Lim: Jaune, pa^'o

devaient être examinés parles plénipotentiaires. M. Rouvier l'avait nettement indiqué en disant dans son discours du 16 décembre ' :

Il ne 8*agit pas du régime de notre frontière algérienne qui reste du ressort exclusif de la France et du Maroc : c*est là une réserve explicitement sanctionnée par le protocole du 8 juillet et confirmée le 28 septembre.

Les positions à cet égard étaient donc absolument nettes. Elles devaient être précisées^ sans difficulté, dès les premières séances de la conférence.

Mais ce n'était pas tout, et dans le reste du Maroc, nous possédions, en vertu d'arrangements successifs, un ensemble de droits que nous avions à défendre. Pour Tanger d'abord^ nous étions, depuis le ^7 juin 1904, à la tête d'une organisation spéciale destinée à assurer la sécurité des étrangers '. Par une lettre de Ben Sliman, M. Saint-René-Taillandier avait été informé, à celte date, que le maghzen acceptait en principe notre concours. Simultanément le ministre des Affaires étrangères chérifien avait déclaré au comte de Saint-Aulaire, premier secrétaire de la légation de France en mission à Fez, que le Sultan « pénétré de la sagesse de nos conseils avait décidé de mettre la garnison de Tanger en meilleur état, de la pourvoir de quelques pièces d'artillerie et de confier à un officier français d'Algérie, le lieutenant Sedira, l'instruction des artilleurs ». M. de Saint-AuIaire ayant signalé au maghzen Tinsuffisance de ces mesures, le Sullan avait fait un pas de plus et avait pris la décision suivante ^ :

Un officier français du grade de capitaine sera chargé de présider à la réorganisation de la garnison de Tanger où le lieutenant algérien Sédira est déjà chargé de former une section d'artillerie. Trois sousofficiers algériens seront adjoints au capitaine français.

Ben Sliman ajoutait : « S'il est besoin de quelques nouveaux instructeurs, il y sera pourvu dans un autre moment et progressivement. » En conséquence, le capitaine Fournier avait été appelé à réorganiser la police de Tanger. G'estluiqui, àlatête deses troupes,

Page 1