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30 LA. CCmPÉRENCE D ALGESIBAS

await rendu les honneurs à Guillaume II, le 31 mars 190S. Ceei lui qui continuait à diriger dans cetie ville les effectifs jaaco* cains.

De plus, en vertu d*une décision du Sultan Moulay Hassan, une double mission militaire française, Tune attachée à la personne du Sultan, Taulre installée à Rabat, demeurait investie — au moinfi théoriquement — d'une tâche analogue. Aux termes de cette décision, — jamais rapportée, — les officiers français devaient « instruire et diriger les bataillons de Rabat, de Salé et de Casablanca ». Une lettre de Ben Sliman du mois d'août 1903 portait que « le Sultan avait décidé de rendre à notre mission militaire toutes ses anciennes attributions et de la rétafblir sur le mémepied que du temps de Moulay Ilassan ». Cette lettre ajoutait qu'A bd-él- Aziza était résolu à s'aider des instructeurs français vpour la réorganisation de ses troupes ». En fait, à plusieurs reprises, en 1901, 1905, 1903 et 1904, le maghzen avait sollicité notre concours militaire*. Malgré l'insistance de ces appels, malgré Tinséourité croissante de nos territoires, nous avions, dans un esprit scrupuleux de correction internationale, limité notre intervention au strict minimum. Nous étions néanmoins fondés à«outenir que, depuis cinq ans, le gouvernement chérifien s'adressait à nous et à 'nous seuls toutes les fois que ses adversaires menaçaient gravement son autorité. Et les témoignages de sa reconnaissance abondaient dans nos archives. Nous pouvions rappeler d'autre part que, dans une conversation du 11 avril avec M. Saint-René-Taillandier-, Ben Sliman avait dit que le Sultan acceptait la création de corps de

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