PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION V
Bourgeois (7-14 mars 1906). Il confirmait ainsi implicitement plus des trois quarts de mon récit. La discussion môme à laquelle il se livrait de quelques soixante pages sur cinq cents, apportait d'ailleurs sur plusieurs points jusqu'alors contestés, un aveu intéressant. Voici ces points :
l*' L'existence de la circulaire allemande du 12 mars 1906, niée par la Gazette de l Allemagne du Nord lorsqu'elle écrivait : « Il n'existe pas de document de la diplomatie impériale qui... etc., » était reconnue par les Grenzhoten qui se bornaient à en contester le caractère \
2^ Ils accordaient que les démarches prescrites aux ambassadeurs d'Allemagne par cette circulaire avaient eu effectivement lieu pendant la crise ministérielle française. Ils en discutaient seulement la portée.
3*" Ils avouaient que le comte Witte avait correspondu avec l'empereur d'Allemagne et reconnaissaient Texistenco de la lettre du premier ministre russe (20 février 190G) et delà réponse impériale, précédemment démenties ^ Ils ne discutaient que l'interprétation sans d'ailleurs présenter de ces deux documents une analyse sensiblement différente de celle publiée par moi.
i'^IIs reconnaissaient aussi que le 12 mars le prince de Bûlow avait bien réellement fait parvenir au comte Witte une communication personnelle \ Ils ajoutaient seulement que cette coinmunication avait passé par l'intermédiaire d'un financier allemand^ qui se trouvait alors à Saint-Pétersbourg. Ce détail de forme, — exact et dont j'ai tenu compte dans ma seconde édition, — ne change d'ailleurs rien au fond des choses.
5** Enfin, contrairement à l'affirmation antérieurement produite* qu'il n'y avait pas eu de communications directes enlro TEmpereur et le président Uoosevelt, mais ieulomeiit des