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VI PnÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION
communicalions diplomatiques ordinaires de gouyernerocnt à gouvernement, les Grenzboten avouaient que, le 7 mars, M. Roosevelt avait remis au baron de Sternburg, ambassadeur d'Allemagne à Washington, un message personnel pour l'Empereur, auquel celui-ci répondit le 13 mars. Le désaccord ne portait donc plus que sur le nombre de ces communications.
Par rapport aux premiers démentis, cette ligne de défense était, on s'en rend compte, en sensible retraite. Elle n'en était pas pour cela meilleure ni plus facile à tenir. Si, des points avoués par les Grenzboten^ on passe en effet à ceux qu'ils discutaient, on fait les constatations suivantes :
1** Les Grenzboten me reprochaient d'avoir faussé le sens du vote du 3 mars, qui mit dix voix du côté de la France et trois du côté de rAUemagne. Ils soutenaient que ce vote avait été sans portée, n'avait pas modifié l'attitude de rAUemagne. Comment explique-t-on alors les reproches violents adressés à propos de ce vole par les délégués allemands au marquis Visconli-Venosta, au comte Cassini, au duc d^Almodovar, au baron de Joostens ? Tout le monde à Algésiras a connu ces reproches, tous les gouvernements en ont la prouve dans leurs archives et les Grenzboten ne nient point qu'ils se soient produits. Comment explique-t-on, d'autre part, que le soir môme de ce vote, M. de Taltenbach soit venu offrir à M. Révoil de s'entendre tout de suite sur la banque? Comment explique-t-on enfin que le 5 et le 6, l'Empereur et le chancelier aient déclaré au prince de Monaco accepter les propositions françaises qu'ils écartaient depuis le 15 janvier ? A ces trois questions les Grenzboten ont négligé de répondre. Leur interprétation n'est donc pas défendable.
2° Ils prétendaient ensuite que la circulaire allemande du 12 mars ne parlait ni de la police de Casablanca, ni de l'isolement de la France, et ce, pour cette bonne raison que ces jours-là on n'avait pas, à Algésiras, abordé la question de Casablanca. Ils ajoutaient que le samedi 10 et le dimanche 11 mars, date de la dépêche Radowilz qui devint la ciixulaire du