PRÉFACE DE L\ DEUXIKME ÉDITION VII
12, il n'avait pas été qucslion de Casablanca. Or, c'est précisément le samedi 10 marsqu'eut lieu la conversation décisive où M. de Uadowitz déclara à sir Arthur Nicolson, à la grande surprise de celui-ci, que TAUemagne ne céderait rien sur Casablanca *. De plus, quand le comte Wolff-Melternich fit à sir Edward Grey la communication dont il était chargé par la circulaire du 12 mars, de quoi parla-t-il ** ? De Casablanca. Et le 15, quand l'ambassadeur d'Autriche à Londres questionna M. Geoffray, ministre de France, sur les renseignements qu'il tenait de son collègue allemand, que lui dit-il :
— Est-il vrai que vous acceptiez la police suisse à Casablanca* ?
J'ajoute que le fond et la forme des instructions anglaises et russes des 13 et 19 mars* seraient inintelligibles, si elles n'avaient pas été provoquées par l'affirmation venue de Berlin que la France était isolée. Ici encore, par conséquent, les Grenzboten énoncent une affirmation inconciliable avec les faits mêmes qu'ils ne discutent ni ne peuvent discuter. Il n'y a donc pas lieu de s'y arrêter.
3° Ils prétendaient ensuite que j'avais calomnié l'Allemagne en montrant qu'elle était devenue, par suite de la crise ministérielle française, plus intransigeante. Comment explique-ton alors que le 7 mars, le prince de Monaco, arrivant à Paris de Berlin où Tavait appelé l'Empereur, se soit déclaré chargé de transmettre à M. Bouvier une proposition qui acceptait la police franco-espagnole pour tous les ports, sans régime spécial pour Casablanca \ et que quatre jours plus tard, le H, M. de Badowitz ait déclaré intangible, dans sa conversation avec sir Arthur Nicolson, le projet autrichien, c'est-à-dire le régime spécial de Casablanca, réveillant ainsi une prétention qui était abandonnée avant la chute du cabinet Rouvier, pen-