‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 54 sur 357 · Reichslag, 6 décembre · texte numérisé non relu

Reichslag, 6 décembre

'^. Reichstag, 27 avril 1898.

Au service de ce système, une règle de conduite invariable : considérer les choses en toute impassibilité, ne jamais céder au sentiment :

Napoléon lil a voulu jouer à la providence sur terre : cela ne lui a pas réussi ^.. Notre devoir, tout en respectant les sentiments du peuple allemand, est de ne nous laisser guider que par son intérêt ^

Pour pratiquer cette politique réaliste et substantielle (sachliche Realpolilik), qui n'oublie jamais que « sur cette dure terre où nous sommes, il faut être ou marteau ou enclume », il importe de ne pas s'embarrasser de principes. Le prince de Biilow le disait, il y a deux ans : « Je ne suis pas un faiseur de déductions » et il ajoutait : ce Nous arriverions à de jolis résultats, si nous nous laissions guider par des principes absolus'. » L'intérêt allemand, qui seul doit conduire la politique allemande, peut et doit varier. Car « l'Allemagne n'a pas lié sa politique in otnnes casus et eventus^ m omnia sœcula* ». Cette politique s'est modilii'o dans les questions méditerranéennes, suivant les circonstances, et M. de BUlow s'en fait gloire. En 1897, lors de l'affaire de Crète f TAllemagne est sortie du concert des puissances, parce <c qu'elle n'avait point d'intérêts dans les choses d'Orient et dans les questions méditerranéennes' ». En 1902, affirmation identique :

Les accords franco-italiens sur certaines questions méditerranéennes (Maroc et Tripoli), ne sont pas dirigées contre la Trîplice. Ils ne portent pas, en somme, sur son terrain ^

Trois mois après, mc^me note :

Je ne compte pas la question marocaine au nombre de celles qui attirent de façon immédiate et directe raltention de noire diplomatie. Nous n'avons pas de pignon sur la Méditerranée. Nous nous félicitons que la France et l'Italie, qui y ont chacune de grands et sérieux

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