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Rcichstag. 8 janvier

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intérêts, s'y soient mises d'accord. Mais nous n'y poursuivons pas une politique personnelle*.

Ce qui n'a pas enipèché, le jour où des considérations de poli-^ tique générale y ont déterminé la chancellerie allemande, les pro-' blêmes méditerranéens de passer au premier plan et le Maroc de devenir une question vitale. Ainsi Ta voulu la RealpolUik, Par les définitions qu'il en a données, le prince de Biilow permettait de prévoir les conséquences qu'il en tirerait. Il allait une fois de plus nous prouver qu'il ne se souciait ni des principes ni de la logique, quand il croyait pouvoir profiter des circonstances, — mais montrer aussi que, ce faisant, il n'avait une juste vue ni de la situation de la France ni de la situation de l'Europe.

Eùt-il, livré à lui-même, suivi une autre route ? C'est une question qu'on ne peut pas ne point poser, mais à laquelle on ne sait comment répondre. Au moment où s'ouvre la conférence, il y a dans les bureaux de la Wilhelmstrasse un personnage réputé tout puissant, qui, depuis 1905, tiententre sesmainsle « dossier Maroc». C'est le conseiller intime de Holslein, premier conseiller rapporteur-. Que n'a-t-on pas dit de ce vieillard solitaire, qui se signalait dès ses débuts en se faisant l'espion de son chef, M. d'Arnim, à l'ambassade de Paris et qui, depuis lors, dans l'ombre de la chancellerie, invisible et présent, avait assisté à la grandeur et à la décadence de trois chanceliers? On le donnait, — ses amis du moins \ — comme désireux d'une « entente solide »* avec la

1. Georges Villiors. Déclaralions du comte de Bûlow, 30 mai 1902.

2. Voir le Temps, tt avriH9i)6. « M. de Holslein. subordonné influent et agissant, n'était pas fait pour altt^nuor ce que celte politique avait do fùclieux, de blessant et de menaçant. Son caractère, sa mentalité, sa nature ressemblaient par trop de points aux manitcstutions auxquelles nous faisons allusion pour qu'il fùl possible d'admettre qu'entre elles et lui un lion n'existait pas, — lien que ses chefs i)urent méconnaître, mais que créait la confiance mrme qu'ils lui témoignaient ou rinitiative qu'ils lui laissaient. »

M. de llolstcin, dans une interview des Herliner Neuesie Nachrichlen, s'est vivement défendu d'avoir tenu le rôle qu'on lui attribuait. Si cela est exact, la responsabilité derKmpercur oi du chancelier en devient plus lourde; au surplus, peu importe. (V(»ir le Temps du 10 décembre 190G).

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