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VIII PrKFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION
dant le séjour à Berlin du prince de Monaco* (4-6 mars) *?
4° En ce qui concerne le télégramme du prince de Bûlow à M. Wille, le 12 mars, les Grenzboten ne niaient pas, on Ta vu, son existence, mais disaient qu'il avait passé par Tintermédiaire d'un financier allemand. Ce qui importe, c'est de savoir ce qu'il contenait. O*', on y trouvait la phrase suivante que je n'avais pas donnée dans ma première édition et que je cite lexluellement : « (Irâce à nos concessions, tout marchait favorablement à la conférence, lorsque tout à coup M. Révoil a provoqué de nouvelles difficultés, à l'étonnement de tous les autres plénipotentiaires qui jugent ses prétentions injuslifiées et qui lom^ même les Anglais, inclinent en notre faveur.,. Nous espérons que M. Wilte fera entendre sa parole autorisée, etc.. » Là encore, souliendra-t-on que Tisolement de la France n'était pas affirmé parle prince de Bûlow?
5*" Quant à la correspondance directe entre le président Roosevelt et Tcmpereur d'Allemagne, après l'avoir niée, on reconnaissait qu'elle avait existé le 7 et le 13 mars. Je maintiens qu'elle a été plus fréquente. Il y a eu d'abord, entre le 17 et le 23 février, deux dépêches transmises par les ambassadeurs respectifs. La première dépêche de M. Roosevelt recommandait les propositions françaises (police franco-espagnole) ; elle était la conséquence de la déclaration faite le 5 février, par M. Henry White à M. de Radowitz, lorsqu'il lui avait dit qu'il approuvait la solution franco-espagnole et la recommanderait àWashinglon^ L'Empereur répondit par un refus que M. de Slcrnburg alla communiquer à M. Roosevelt. La seconde dépêche du Président recommandait à l'Empereur la combinaison arrêtée le 14 et le 1;*) février à Algésiras par MM. White et Révoil (police franco-espagnole, rapports de la légation d'Italie) et dont j'ai public dans mon livre le texte inédit'. L'Empereur répondit en revendiquant le droit pour le sultan