Voir cidossous, pages 323 à 35j
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dominicus d'Edouard VIP, va préciser pour sir Arthur Nicolson le sens de la volonté royale. Nous devons beaucoup à la sympathie de ce souverain réaliste, sageet fin, qui avait, en arrivantau trône, la précieuse maturité d'une longue expérience et qui, depuis son avènement, a servi à la fois les intérêts britanniques et la cause de lapaix générale. Son gouvernement n'est, en l'espèce, que l'exécuteur de ses desseins. Sir Henry Campbell Bannerman s'en remet à son secrétaire d'État, sir Edward Grey : et celui-ci est pour nous un ami excellent. Il est équitable d'ajouter que, dans toutes les capitales, ses instructions fermes et nettes seront remarquablement interprétées par la diplomatie britannique, notamment par M. Egerton, ambassadeur à Rome et M. Cartwright, chargé d'affaires à Madrid. Sir Edward Grey comprend que de l'attitude de son pays dépend, pour une large part, la fidélité de l'Italie et de TEspagno à Tentente méditerranéenne. Il se dispose à agir en conséquence. Les intentions ne sont pas moins bonnes à Saint-Pétersbourg. Mais l'esprit politique et les moyens daction sont moindres. Nicolas II est sincèrement dévoué à la France. Et jamais nous n'avons inutilement fait appel au concours qu'il nous doit comme allié. Son ministre d'alors, le comte Lamsdorf, est tout aussi fidèle. (Juant au comte Witte, président du Conseil, il voit dans l'alliance française activement pratiquée la seule solution possible de la crise financière. Pour des raisons diverses, tous trois nous sont acquis. Mais, au début de la conférence, ils ne se rendent pas un compte exact des obstacles que nous allons rencontrer et de l'effort nécessaire pour en triompher. Entre Guillaume II et Nicolas II, les relations sont directes et continuelles. A Bjorkoe, en 1905, l'Empereur d'Allemagne a donné à l'Empereur de Russie l'assurance formelle de sa résolution de résoudre la question marocaine c^dans l'esprit le plus conciliant ». Depuis lors, toute une. correspondance a confirmé celle assurance. Nicolas II, impressionnable, indolent, crédule et optimiste par crainte des difficultés, prend à la lettre les promesses de Guillaume II. Le comte Lamsdorf fait de même et il répèle fréquemment, sans d'ailleurs préciser, à l'ambassadeur de France :
1. Depuis loi*s, sir Donald Mackcnzio Wallaec a roinpU une mission analogue k SaiQt-Pétcrsbourg.
80 LA CONFiÎRENCE D ALGKSIRAS
— Vous verrez, vous verrez qne la conférence vous réservera des surprises agréables.
C'est dire que ni le Tsar ni le ministre ne sont le moins du monde préparés aux surprises, désagréables celles-là, qui vont nous être prodiguées. D'où, au début surtout, un certain flottement. Mais dès que la conviction sera établie chez eux que nous avons donné, sans être payés de retour, des preuves indiscutables de modération, ils seront pour nous tels qu'ils doivent être. Et la netteté de leur concours, à l'instant décisif, contribuera pour beaucoup à la concession finale, obtenue de l'Allemagne après dix semaines de lutte.
Le Roi d'Italie n'aime guère l'Empereur d'Allemagne. Alors qu'il était prince de Naples, il fut un jour traité par Guillaume II avec une familiarité un peu cavalière ; on assure qu'il s'en souvient encore. De plus, il est d'esprit moderne, libéral, de manière» simples ; c'est un taciturne, un concentré. Tout l'appareil mysticothéâtral, dont l'Empereur aime à s'entourer, lui plaît peu. Il croit à la nécessité de la Triplice, qui protège l'Italie contre une attaque autrichienne. Mais il tient à l'amitié des puissances occidentales, nouée avant son avènement et resserrée par lui. L'Italie étant, comme la France, la terre d'élection des crises ministérielles, plusieurs gouvernements vont s'occuper, à Rome, de la conférence. Tous, il est vrai, s'inspireront des idées du roi, et ces idées se préciseront, à mesure que s'accentueront les prétentions allemandes. Il y aura des nuances cependant. Le marquis de San- Giuliano, qui est à la Consulta en janvier, a prouvé sa volonté de tenir un large compte des accords franco-italiens, en envoyant à Algésiras, au lieu de M. Silvestrelli*, qui eût été l'agent subaN terne d'une politique à la suite, le marquis Visconti-Venosta, signataire du premier de ces accords. M. de San-Giuliano est partisan résolu de la thèse historique de l'autonomie de l'Italie dans les questions méditerranéennes, de l'entente avec l'Angleterre et de l'action balkanique. Son président du Conseil, M. Fortis, ancien collaborateur de Crispi, mais très-libéré de l'esprit crispinien, lui laisse toute liberté, et comme il ne craint pas les responsabilités,.
i. C'est M. Tittoni qui avait désigné M. Silvestrelli, son paront, ambassadeur & Madrid, diplomate plutôt gallophobe et en tout cas maladroit, dont les mcsavcntures, à Berne et k Athènes, sont légendaires.
il va de Tavanl. Leurs successeurs respectifs, le baron Sonnino et le comte Guicciardini, seront moins résolus, plus chicaniers. Le baron Sonnino, juif de race, protestant de religion, anglais d'éducation, acceptera les engagements pris par ses prédécesseurs ; mais ils les interprétera avec tant de subtilité que leur valeur pratique risquera de s évanouir. Quant au comte Guicciardini, c'est un personnage de second plan, un peu effaré des difficultés de la situation, intimidé par les rodomontades du comte de Monts, ambassadeur d*Allemagne, désireux de contenter tout le monde. Sans la fermeté du Roi, sans la vigilance des ambassadeurs de France et d'Angleterre, il eût pu y avoir des faiblesses. Les hommes d*Ëtat italiens sont ingénieux et fuyants. Ils avaient à jouer un jeu malaisé. Nous étions disposés à le reconnaître, mais non pas à admettre que la France fût victime de leur embarras.
De tous les Espagnols, Alphonse XIII est assurément le plus épris de notre pays, de nos mœurs, de nos idées. Il a fait, en (rois jours, la conquête de Paris. Et la France, dans le môme temps, la conquis. Son intelligence alerte, claire, plus pratique que n'est d'ordinaire celle de ses compatriotes, est frappée par les avantages a capitaux » que TEspagne trouve dans une solidarité étroite avec l'Angleterre et la France. II a passé quelques jours à Berlin en 1905. Il s'y est mortellement déplu. Et il Ta dit, à son retour, à Paris. 11 a eu conscience qu*on voulait, — citons textuellement, — « Tépater ». Et il a réagi. A la veille d'Algésiras, il nous a exprimé et il a exprimé à ses ministres sa volonté de marcher avec nous. On ignore en Allemagne, la ténacité de celte volonté, qui bientôt s'affirmera à Tépreuve. Le premier ministre, M. Moret, est beaucoup plus docile à Tinspiration royale que tel de ses prédécesseurs, par exemple M. Maura. Lui aussi, d'ailleurs, est un ami de notre pays et un partisan de la triple entente cordiale. M. Moret n'a qu'un défaut, rançon de ses qualités : une imagination ailée, qui prête figure de combinaisons réalisables à d'imprécises aspirations. On le ramène du reste aisément sur la terre. Et là, c'est l'homme le plus loyal du monde. Le sous-secrétaire du ministère d'État, qui sera, durant la conférence, son collaborateur immédiat, M. de Ojeda, paraît sensiblement moins sûr. Il est de ceux, au moins au début, que séduit le mirage allemand. La séduction est telle qu'elle l'entraînera parfois à des Tardiez. 6
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indiscrétions fâcheuses, au profit du chargé d'affaires d'Allemagne, M. de Stumin. Mais il n'est pas le maître. Et nous ne pourrons ([ue nous louer, en lin de compte, de la fidélité soutenue du gouvernement espagnol.
M. Roosevelt n'a pas envers nous d'obligations. La sympathie qu'il va nous témoigner trouve-t-elle, comme on le prétend, son origine profonde dans le peu de goût qu'il ressent pour Guillaume II ? C'est possible. Ce qu'on ne peut nier, c'est d'abord le sentiment Irès-haut qu'il a de la grandeur de son pays, de son devoir de chef d'État, son souci de travailler à la paix du monde, son esprit de justice et d'équité, il a fait, dans l'affaire du Maroc, sa politique, sans souci des oppositions. Il l'a faite discrètement, parce que celte discrétion était la condition du succès. 11 a pris, (1rs le début, des initiatives. Il a continué jusqu'au bout. Et quand il a cru que nous avions raison, il l'a dit carrément à l'Allemagne. Ces natures vigoureuses et actives sont portées souvent à dépasser le but par un certain dédain pour les contingences. M. Roosevelt se trompe quelquefois. Il lui arrivera de se tromper au cours de la conférence, d'autant que la question marocaine lui échappe dans ses détails. Mais aucun amour-propre ne l'enchatne àJM&^ erreurs. 11 a le sens et le respect de ce qui est droit et sage. C'est par la droiture et la sagesse de nos propositions, commentées par un ambassadeur qui est pour lui un ami personnel, que nous aurons prise sur sou esprit. Il sera frappé d'abord de l'argument allemand de la « porte ouverte ». Mais dès qu'il aura discerné que cet argument n'est qu'un prétexte, il n'en tiendra plus compte. On sait que son sccrélaire d'État, M. Elihu Root, est son alter ego; qu'il est en toute occasion l'interprète de sa pensée. Ce sont donc les idées de M. Roosevelt qui prendront corps, du premier au dernier jour, dans les instructions signées de M. Root. La France a rendu autrefois aux États-Unis des services que ceux-ci n'oublient pas. Celte reconnaissance va trouver, dans l'action du gouvernement de l'Union, une expression pratique qu'on n'a guère coutume de rencontrer dans les relations internationales.
Tels sont, dans les pays les plus directement intéressés au débat, les acteurs principaux. Il faut faire une place encore, dans cette revue rapide, à François-Joseph et au comte Goluchowski. Liés à l'Allemagne, ils ne veulent pas cependant que notre pays
poisse les considérer comme des ennemis, et ils sont prêts à se conduire en conciliateurs plus qu'en satellites de la chancellerie de Berlin. Ils ont un rôle à jouer et ils veulent le jouer. Le Roi de Portugal nous a personnellement promis de mettre à notre service TinQuence dont il peut disposer. Le roi des Belges entend passer au travers des difficultés, mais résister & la pression allemande et ne pas oublier le besoin que son pays et lui-même ont du marché français. Les gouvernements hollandais et suédois se réservent. A Fez enfin, Abd-el-Aziz, parmi ses phonographes et ses motocyclettes, se laisse aller à la gallophobie paresseuse qu'il nourrit depuis la conquête du Touat. Occasion du conflit, et victime possible de Tentente désirée, il suit de loin, par des renseignements fragmentaires, la large activité diplomatique, qui, (rois mois durant, va, d'Algésiras, rayonner sur le monde.
Les plénipotentiaires des puissances n'avaient été désignés que tardivement. On avait été partagé entre le désir de ne pas grossir, par l'importance des personnalités choisies, la portée de la conférence et la juste appréciation de la gravité des questions qui devaient y être débattues. Finalement, c'est au sommet de la hiérarchie diplomatique que l'on s'était décidé à prendre les délégués.
M. PaulRévoil, plénipotentiaire français, a quarante-neuf ans. Avocat d'origine, il a derrière lui une courte et brillante carrière de fonctionnaire. Après avoir accompagné au quai d'Orsay M. Develle, en 1893, il s'y est fixé. Ministre à Tanger en 1900, il a rétabli nos affaires, menacées alors à la fois par Thostilité du maghzen et par la solidarité des ministres d'Angleterre et d'Allemagne. Et c'est à lui qu'on a dû de pouvoir, en bonne posture, aborder trois ans plus tard la négociation avec l'Angleterre. 11 a continué à s'occuper du Maroc de 1901 à 1903 en qualité de gouverneur général de l'Algérie : et c'est alors qu'il a signé les accords relatifs à la frontière*. Un conflit politique avec M. Combes
i. Voir ci-dessus, page 2.
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rayant obligé à se démettre, il est, depuis deux ans, en disponibilité, quand, en 1903, éclatent les difficultés franco-allemandes. Le 7 juin, M. Rouvier arrive au quai d'Orsay, amenant du ministère des finances un personnel ignorant des questions internationales. M. Révoil, sans titre, sans investiture officielle, s'installe dans un des bureaux du cabinet et prend, en collaboration immé- <iiate avec le président du Conseil, la direction de la négociation franco-allemande. C/est lui qui rédige les notes alors échangées; qui donne forme à ce programme français que Berlin avait ciltaqué sans le connaître; qui tient tête en septembre au D' Rosen et arrache à l'intransigeance du négociateur allemand une entente préliminaire à peu près acceptable. Sa désignation en qualité de plénipotentiaire français à la conférence s*imposait donc. Elle fut, dés le principe, décidée. On le nomma toutefois ambassadeur à Berne avant de l'envoyer à Algésiras. M. Révoil, au cours des débats, allait montrer les mêmes qualités qu'il venait de déployer depuis six mois : un patriotisme agissant et digne, beaucoup d'abnégation dans une lutte épuisante, une merveilleuse richesse d'invention et d'arguments, une méritoire ténacité, infiniment de bonne grâce, de bonne humeur et de bonne volonté. Tout homme a ses défauts : les siens sont, dans les périodes d'inaction, une tendance au pessimisme; dans les heures de conflit, une subtilité poussée jusqu'à l'excès. Du moins, faut-il reconnaître que cette subtilité nous sera souvent utile pour tourner ou pour ébranler l'obstacle, et qu'en fin de compte l'ingéniosité de M. Révoil triomphera de l'obstination allemande. Une autre vertu nous servira chez lui : sa parfaite droiture, qui lui gagnera en quelques semaines la confiance de ceux-là même qui arrivaient à Algésiras le plus prévenus contre nous. La loyauté de notre délégué, soulignée par l'équivoque de nos adversaires, nous vaudra la victoire morale avant le succès matériel. Il y a des résultats que l'honnêteté atteint plus sûrement que la rouerie. L'honnêteté de M. Révoil nous sera aussi précieuse que son habileté. 11 sera d'ailleurs secondé par un collaborateur de premier ordre. M. Eugène Regnault, alors délégué des porteurs français de l'emprunt marocain, aujourd'hui ministre de France au Maroc. M. Regnault est un des esprits les plus clairs de notre corps diplomatique. Si l'on songe que, trois mois durant, il sera en lutte directe avec le comte do Tattenbach et que, sur
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tous les points, il réussira à le contenir sans jamais se départir ni de son sang-froid, ni de sa patience, on aura la mesure de ses qualités. Il est superflu d'ajouter que M. Kévoil et lui avaient, par leur carrière antérieure, une connaissance des questions marocaines sensiblement supérieure à celle de tous les autres délégués.
La délégation allemande se compose de M. de Hadowitz, ambassadeur à Madrid, et du comte de Tattenbaeh, ministre à Lisbonne. M. de Radowitz, fatigué par une longue carrière, n'avait sans doute pas souhaité la mission qui lui incombait. Peu renseigné quant aux conditions pratiques des réformes à introduire au Maroc, il est incapable d'une initiative que ses instructions ne lui auront pas prescrite. Il tient, par-dessus tout, à n'avoir pas de difficultés à Berlin. Il répète à qui veut l'entendre, qu'il est conciliant ; et c'est peut-être vrai. Mais ses actes ne le sont guère. 11 promène de l'hôtel à Vayuniamienlo une physionomie lasse et désabusée, avec, de temps h autre, des réveils d'impertinence et se plaint sans ces.se des violences de la presse. Il manque d*autorilé, sinon de clairvoyance, et subit l'influence de son second ', tout en évitant de se solidariser avec lui, quand ce dernier s'emporte à des manifestations incorrectes. Plus ou moins consciemment, il est d'ailleurs l'instrument docile du bluff allemand et donne à tout instant, môme à ses alliés ^ sa parole d'honneur qu'il est arrivé à l'extrême limite des concessions. Toutefois sa réelle courtoisie contribuera plus d'une fois à atténuer la gravité locale de l'antinomie franco-allemande.
M.deTattenbachestd'un tempérament plus marqué. Aussi résolu que M. de Radowitz est hésitant, il porte dans la discussion des allures debu7*sch fanfaron et casse-cou, qu'on eût été moins surpris de rencontrer chez un Allemand du Nord que chez ce Bavarois. Contre la France, il organise dès le début une savante campagne de diffamation et dénonce sans relâche à ses collègues nos mauvais desseins. M. de Tattenbach, suivant le mot d'un plénipotentiaire, ressent pour notre pays,* dont il a Tannée précédente triomphé à Fez sans grands efl'orts, un « cordial mépris ». Il est
1. On disait beaucoup — jo n'ai pu lo vérifier,— que c'est le comte de Tattenbach, et non M. de Radowilz, qui avait la confiance do IKinporeur. 2 Le marquis Visconli-Venosta lui en sut très-mauvais grô.
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assuré qu en nous menant « tambour battant », il nous réduira tôt ou tard. Parfois, M. de Radowilz tenle de le retenir : il lui échappe. Quand il veut frapper un coup, il s'enferme avec un correspondant et dicte quelqu'une de ces dépêches retentissantes et inexactes, qui, si souvent, vont brouiller les cartes*. Avec lui, rien jamais n'est définitif. Jusqu'au dernier jour, il reprend d'une main ce qu'il donne de l'autre. C'est un lutteur intrépide, -^ énergique, sinon adroit, serviteur de son souverain et de son pays, toujours prêt à pourfendre diplomatiquement ses adversaires, ironique et spirituel, amusant par sa brusquerie, confiant outre mesure dans le prestige allemand. 11 croit connaître à fond le problème marocain. En réalité, le Maroc qu'il connaît n'est plus celui qui est représenté à la conférence. Il ne doute pas du succès de la manière forte, qui lui réussissait si bien, quand il arrêtait de SCS propres mains l'assassin de l'Allemand Rockstroh^. Il représente une autre méthode que M. de Radowitz. Il est exigeant, cassant» et, un jour, le marquis Visconti-Venosta sera obligé de lui tourner le dos\ tant sa véhémence l'emporte loin. Il amusera d'abord; puis il agacera. Quelquefois, il fera peur : et ce seront ses meilleurs moments. C'est à lui, qu'en décembre, Guillaume II affirmait (( avoir donné les instructions les plus conciliantes^ ». Qu'eût été l'attitude de M. de Tattenbach, si ces instructions eussent été dififérentes'fAces protagonistes, il faut joindre M. Klehmet, conseiller