Voir les Débats do décembro 1905 ot janvier 190G
opinion avec une parfaite modération *. Mais ils étaient prêts à défendre nos droits, s'il devenait évident que l'Allemagne les méconnaissait, avec une énergie soutenue. M. Clemenceau, dans sa vigoureuse campagne de ÏAwore, avait précisé la limite des concessions possibles. Le Temps, dans ses « Bulletins» qui, après quinze jours de conférence, allaient, plus de deux mois durant, être quotidiennement consacrés à l'affaire marocaine, avait dénoncé l'équivoque que Ton tentait de créer sur nos prétendus engagements à Tégard du mandat de police-. Et la définition donnée par ces deux organes du programme et des intérêts français était acceptée par la presque totalité de la presse dû Paris et des départements. Sans doute, dans les milieux financiers, timorés par habitude et germanophiles par tendance, on leur reprochait la rigueur de leur attitude comme susceptible de provoquer des complications. Mais ils estimaient Tun et 1 autre que ces complications se mesureraient bien plutôt à l'impression qu'on aurait de notre faiblesse. Ils pensaient, — et l'événement leur adonné raison, — que nous avions prouvé notre modération, sans que celte preuve nous valût de sensibles avantages; qu'il nous restait à démontrer notre fermeté. Ils estimaient enfin que l'Allemagne, ayant laissé passer l'heure de nous surprendre par une agression, ne se hasarderait pas à la guerre après nous avoir accordé le loisir de la