Le Temps écrivait lo 17 janvier
« Le problème à résoudre n'est point, croyons-nous, de nature à décourager les hoinines de bonne volonté qui vont, tout au bout du sol espagnol, travailler pour le repos de l'Europe ; car pour réussir, il suflit qu'une volonté sincère d'entente soit au service d'une claire intelligence des intérêts en présence. En ne considérant que ces intérêts et en bannissant les soucis d'amourpropre, qui se comprennent dans un tète-â-tête, mais que la conférence, organe coliecUf, peut bannir, les plénipotentiaires d'Algésiras accompliront œuvre utile, — utile aux puissances dont le désaccord a provoqué leur réunion, utile aussi à la cause de la paix et de la civilisation. »
Le Journal des Débals du 16 janvier disait :
« Puisse la conférence résoudre les questions posées conformément à l'intérêt général! Nous avons indiqué ici quelles étaient les principales et comment elles nous apparaissaient. Tout le monde exprime l'espoir qu'elles seront réglées de manière à dissiper les malentendus et à ramener Tapaisement et la confiance entre les puissances. C'est un vœu au(|uel nous nous associons de tout notre cœur : et pourquoi ne serait-il pas réalisé puisque l'Allemagne, dans les lettres échangées le 8 juillet dernier entre le prince de Radolin et M. Bouvier, a reconnu notre « intérêt spécial » au Maroc. »
M. Clemenceau, dansT/t^rore du 11 janvier, était plus pessimiste et insistait surtout sur le conflit des thèses en présence.