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PnÉFACE DR LA DEUXIKME ÉDITION IX
de choisir où il voudrait les instructeurs de la police. Et cette fois encore M. de Sternburg apporta la réponse au nom de son souverain, J*ajoute que c'est à ce premier échange de communications que se réfère le télégramme du Président en date du 7 mars, avoué par les Grenzboten et qui, sans elles, n'aurait pas eu de sens.
L'existence du télégramme impérial du 13 mars était également reconnue. Quant aux télégrammes impériaux du 13 et du 17, que niaient les Grenzboten^ la réalité est la suivante. Le \Vy mars, M. de Sternburg vint communiquer à M. Root un télégramme qu'il avait reçu, disait-il, non du chancelier mais de r Empereur, télégramme qui réclamait « la porte ouverte » et dénonçait Tavidité des banques françaises. Le 17 mars, M. de Sternburg revint voir M. Root et lui fit part d'une nouvelle communication de son sonverain\ l'Empereur, dans cette communication, disait que, sculs^ les Américains soutenaient la France et priait le Président d'accepter le projet Welsersheimb.
Restait un détail relatif à la communication concilianle transmise à M. Rouvier par le prince de Monaco, à la suite du séjour qu'il fila Berlin le 5 et le 6 mars. Les Grenzboten disaient que le prince avait fait cette communication à M. Rouvier le 8 mars seulement, c'est-à-dire après la chute de celuici. La vérité, que j'ai vérifiée, est la suivante. Le prince de Monaco rentra à Paris le 7 mars et ce jour-là môme, pendant qu'on discutait l'interpellation à l'issue de la(iuelle le cabinet devait démissionner, il confia à un ami de M. Rouvier les résultats de son voyage. 11 les confirma, le lendemain 8, au président du Conseil démissionnaire et au Président de la République. 11 n'en reste pas moins — et cela seul est à retenir, — que c'est le 5 et le 6, c'est-à-dire avant la chute du ministère, qu'on l'avait à Berlin chargé de nous transmetlre les offres acceptables, qui, la crise une fois ouverte, furent retirées le 10 mars*.
1. La réponse qu'on vienl du lire fui adressée par moi à la GazeUe de ColO" gne qui, très impartialement, la publia à la place môme oii elle avait repro*
X PnKFACK DE LA DF.rXIKMK EDITION
Je suis donc autorisé à conclure que rien ne subsiste de la tentative de réfutation des Grenzhoten, Par son caractère limité, cette réfutation confirme tout ce qu'elle ne discute pas, — c'est-à-dire les trois quarts du livre. VA ce qu'elle discute est également confirmé par Tinsufiisance des arguments sur lesquels elle s'appuie. On m'a reproché, dans certains journaux allemands de m'ètre borné à « préciser les faits » au lieu d'en « discuter l'interprétalion ». Quand la précision est absolue, l'interprétation est superflue. Les lecteurs impartiaux penseront avec moi que c'est ici le cas.
Qu'il me soit permis, en terminant, d'exprimer ma gratitude aux nombreux journaux et revues français et étrangers qui ont cité, commenté et discuté ce livre, avec sérieux et sincérité. Après comme avant cette discussion, je crois qu'il n'est jamais trop tôt pour tirer des événements la leçon qu'ils comportent. Or, la vérité seule, connue tout entière et sans fausse discrétion, a une valeur éducatrice. Je n'avais d'autre .propos que de la faire connaître. L'approbation des uns et les attaques des autres me permettent d'espérer que j'ai rempli cette tâche modeste et nécessaire.
duil l'article dos Orenzboten, Il est îi propos de rappeler ici quo cet article concluait en vantant rohjoclivitO de la presse allemande, toujours proie à donner audience luCnu' à un adversaire. Or. tandis que li« factuin de la chan- Ci.'lli'rie avait été partout repmdnit [tiazelte du l'AllcmiKjne du Sordy Strassburger Post, Sal'wnal ZeUmiy, Mar/deburyiache ZcUuiuj, I^'eucs Tagblatl de Stuttgart, Hamburger horrt'spondeni, llannoverschc Koarrierj Vossische Zeilung. Pusi, etc.) ma repli. luoii la Gazette de Cologne ne lut mcnticDDée nulle part, m Allemaffn*. sauf dans la Hamburger Korrespondenz,
Parislu juiu 1907.