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toujours déclarés partisans de la liberté et de l'égalité économiques ; que nous y demeurions attachés; que nous demandions enfin à la conférence de s'approprier les deux principes inscrits dans l'accord du 28 septembre 1^05 :

Engagement par le maghzen de n'aliéner aucun des services publics au profit d'intérêts particuliers.

Principe de Tadjudication sans acception de nationalité pour les travaux publics.

Il ajoutait que, si nous avions des concessions à faire, c'était plutôt sur le terrain économique que nous les consentirions, mais en prenant soin de garder les mains libres jusqu'au dernier jour, afin d'obtenir par ces concessions une solution satisfaisante de la question de la police.

Sur ce dernier point, les instructions de M. Révoil commençaient par limiter la tAclie à accomplir. Il ne s'agissait pas de réformer Tarmée marocaine, les missions existantes y suHisaient ; ni de s'occuper de la région frontière, les accords franco-allemands s'y opposaient. Le nMc de la conférence était de réorganiser la police dans les ports ouverts, avec des contingents marocains et des cadres mixtes. En vue de cette réorganisation, M. Révoil devait affirmer : 1* que la France excluait toute organisation internationale comme contraire à sa situation spéciale reconnue le 8 juillet et susceptible d'aggraver, loin de les diminuer, les rivalités européennes ; 2° que nos ressources particulières et notre position en Algérie nous qualifiaient pour exercer le mandat de police ; 3* que nous étions prêts à le partager avec l'Espagne. Nous repoussions donc, soit la police par secteurs, soit la police par une ou plusieurs puissances neutres. Au cas où une entente sur les bases ainsi définies serait impossible, M. Révoil devait proposer le maintien du statu rjuo sauvegardant nos droits acquis et réservant l'avenir pour une négociation ultérieure. C'était, comme on voit, la mise en acte de ce que nos droits nous permettaient, de ce que nos intérêts nous conseillaient de réclamer'.

Des entretiens de M. llévoil avec ses collègues, deux amendements à ces instructions, l'un négatif, l'autre positif, furent le

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