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Les aciouls sont les nolairos marocains

LES 1>KBATS ÉCONOMIQUES 119

que, depuis 1901, on peut affirmer que, sauf les douanes, aucun revenu régulier n alimente plus le Trésor cliérifien. Ben Sliman disait, en 1902, à notre vice-consul à Fez, M. Gaillard :

— Notre situation est désastreuse. Nous ne percevons plus les anciens impôts. Nous ne percevons pas les nouveaux. Nous vivons sur les réserves et les receltes douanières.

En arrivante la conférence, les délégués marocains auraient pu tenir le môme langage. C'est donc à une nécessité vitale qu'obéissait le maghzen en demandant aux plénipotentiaires de prendre sur le commerce étranger le supplément de ressources qu'il attendait d'eux. Mais les plénipotentiaires ne pouvaient, on le conçoit, accepter ce point de vue sans exprimer d'expresses réserves. La combinaison de ces deux thèses, la lutte des intérêts européens contre l'intérêt marocain, la conciliation de Taugmenlation nécessaire des revenus du Sultan avec la protection légitime du trafic étranger dominent les séances où furent étudiés tour à tour la réorganisation fiscale, l'accroissement des droits de douane, la surveillance douanière et la caisse spéciale des travaux publics.

Bien que le questionnaire espagnol, sur lequel s'engagea le débat, comprit tout à la fois les deux questions de la réforme fiscale et de l'augmentation des droits de douane et bien que ces deux questions fussent solidaires, puisque, dans l'un et l'autre cas, il s'agissait de développer, pour rendre possibles les réformes, les revenus du Sultan, il y a lieu de les étudier séparément et d'isoler Tune de l'autre. La seconde, en effet, par ses répercussions, allait bien au delà de la première. Le questionnaire, que le duc d'Almodovar déposa à la deuxième séance de comité, le 25 janvier, s'inspirait d'un esprit de prudence*. Il commençait par limiter le rôle de la conférence en marquant d'abord qu'elle devrait écarter, si utile fût-elle, toute réforme de nature à « amener une modification substantielle de l'organisation administrative ou qui serait en contradiction avec les mœurs et les idées fondamentales de la société marocaine » ; en indiquant ensuite qu'il ne s'agissait pas pour elle de rédiger « un règlement directement applicable », mais seulement de « donner des conseils », d'émettre des « vœux »

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