‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 93 sur 357 · Voir ci-dessous, page · texte numérisé non relu

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lait à FuD ou à l'autre de ses collègues, M. de Radovvitz soufflait le chaud ou ie froid. Quand il leur rendait compte de sa conversalion avec M. Révoil, il exagérait l'optimisme de son récit. Et quand il répondait à leurs questions, il leur indiquait des solutions qui, toujours différentes, n'avaient comme trait commun que d'être inacceptables pour la France.

Avec l'Espagne d'abord, le gouvernement allemand avait essayé d'engager une intrigue qui, menée parallèlement à Madrid, aurait eu des chances de succès, si la diplomatie espagnole avait été moins clairvoyante et moins loyale, l'amitié franco-anglaise moins étroite et moins vigilante. On sait quels « arguments de principe » l'Allemagne invoquait contre l'attribution du mandat de police à une seule puissance ^ Ce mandat unique aurait, à Ten croire, pour conséquence de ruiner la liberté commerciale et de fermer la « porte ouverte » au profil de la puissance qui en serait investie. Elle écartait donc cette solution non, disait-elle, par hostilité contre la France, mais pour des raisons d'ordre général. Ces raisons, décisives contre nous, ne Tétaient sans doute point contre d'autres; car, le vendredi 26 janvier, nous apprenions qu'elles ne Tempechaient pas d'offrir à l'Espagne le mandat unique. L'ambassadeur d'Autriche à Saint-Pétersbourg qui, en rejoignant son poste vers le 15 janvier, avait vu à Berlin le prince de Bulow, avait dit à son arrivée à son collègue anglais :

— L'Allemagne va proposer que la police des ports soit donnée à T Espagne.

Presque simultanément, à Madrid et à Algésiras , cette prédiction se vérifia et Toffre fut formulée à -M. de Ojeda, sous-secrétaire d'État, par M. de Stumm, chargé d'affaires d'Allemagne, au duc d'Almodovar par M. de Radowitz et le comte deTattenbach. Elle produisit un certain effet sur M. de Ojeda 2. A Algésiras, au contraire, le duc d'Almodovar Técarta en invoquant, à la demande de M. Révoil, l'existence des accords franco-espagnols. La manœuvre avait donc échoué. Mais elle n'était point faite pour inspirer confiance.

Presque au môme moment, on tentait, bien que sous une forme

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