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Tardieu. ^0

140 LA CONFHiaENXli: D ALGKSIRAS

moins directe, une opération analogue du côté de Tltalie. On n*allait point, il est vrai, jusqu'à une démarche auprès du marquis Visconti-Venosla. Mais une feuille officieuse, connue pour recevoir les communiqués de la chancellerie et du chancelier luimême, la Correspondance d'Empire de r Allemagne du Sud^ écrivait :

La pensée d*un mandat de police général confié à Tltalie, pensée que la presse italienne a combHttue, a surgi sans être fondée sur une base officielle. L'Allemagne ne se serait pas opposée à sa réalisation, si elle avait cru qu'un pareil mandat correspondit aux vœux de la diploinutie italienne.

Une fois de plus, par conséquent, on reconnaissait à Berlin que le mandat unique, attentatoire à la souveraineté du Sultan, si la France en devait être investie, devenait conciliable avec cette souveraineté, dès qu'une autre puissance nous était substituée. Le marquis Visconti-Venosta se contenta de hausser les épaules, quand la note de la Correspondance d'Empire parvint à Algésiras. A Rome, M. de San-Giuliano, ministre des Affaires étrangères, s'écria dans une conversation privée :

— C'est encore un coup des Allemands.

C/était, en tout cas, une raison de plus pour nous de nous tenir sur la réserve.

Ce n'était pas tout d'ailleurs. Dans les derniers jours de janvier, ou vit circuler à Algésiras un « projet marocain sur la police », «lonl il fut impossible de préciser l'origine, dont les délégués chériticns renièrent la paternité et qui, également répudié par le comte de Tattenbach dans ses entretiens avec M. Regnaull, fut cependant développé et soutenu par M. de Radowitz dons sa deuxième conversation avec M. Révoil le samedi 3 février *. Ce projet, coïncidant et concordant avec un article de M. de Lanessan*»

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