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Toutefois cette restriction n’empêchera pas la réparation et le remplacement de l'armement et des installations détériorés, selon la pratique des établissements navals el militaires en temps de paix. »
Le cas du « Mutsu »
Parmi les navires dont le gouvernement américatn préparait la mise au rancait par le Japon se trouvait le Mutsu (1). Le gouvernement des Etats-Unis ne pensait pas que ce navire fut entièrement terminé au moment où la Conférence s’est réunie, mais seulement à 98 o/0 d'achèvement. Aussi en proposa-t-il la suppression comme de tous les navires qui étaient en construction. Mais la délégation japonaise déclara que le Mutsu était complètement terminé et armé, prêt à prendre sa place dans la flotte avant la réunion de la Conférence. De plus, la délégation insista sur ce fait que ce navire, la plus belle unité de la flotte nippone, était un sujet d’orgueil pour la nation tout entière qui d'ailleurs avait pris part à sa construction à l'aide d'une souscription populaire ; aussi considérait-elle comme absolument impossible d'obtenir l’adhésion de son gouvernement à un plan de désarmement qui entrainerait la mise à la ferraille du Mutsu.
Mais si ie Japon était autorisé à conserver le Mutsu de sérieuses difficultés allaient être causées par l'avantage que procurerait au Japon la possession d'une unité entièrement neuve et d’une telle puissance. \
Le Japon offrit de supprimer le Seftsu un des plus vieux navires parmi ceux que le plan américain lui laissait ; et reconnaissant l'avantage que lui procurait le maintien du Mutsu,proposait aux Etats-Unis d'achever deux des cuirassés qui étaient à un stade très avancé d'achèvement, et à l'Angleterre de construire deux nouvelles unités. Il fut donc convenu que les Etats- Unis achèveraient deux navires de la classe West- Virginia (2) en construction et qu'à leur achèvement ils démoliraientle North Dakota et le Delaware qui étaient conservés dans le plan original.