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2. Le choix des Etats-Unis sur le Colorado et sur le West-Virginia.

FT

La Grande-Bretagne de son côté fut autorisée à construire : 2 nouveaux navires, à la condition de démolir après leur achèvement 4 navires (1) qui devaient être conservés d'après le plan primitif. ;

On parvint ainsi à conserver l'équilibre entre les trois marines, sans apporter de changement trop important au plan de M. Hughes. Le plan original prévoyait en effet :

Etats-Unis.......... :.:..... DO0.000 tonnes Empire Britannique........... 500.000 —- TA D OL RMENSE PAN RSR EE ER EE 300.000 —

Par suite des changements rendus nécessaires par le maintien du Mutsu, ce plan devint :

Rte DUnIS LR TA ..... B25.000 tonnes.

Empire Britannique.......,.., 425.000 — Japonse ter: FANS MISE AIT 315.000 —

Le rapport 5.5.3. se trouvait ainsi conservé. En ce qui concerne les deux unités qu'elle était autorisée à construire, l'Angleterre consentit à une assez grande concession. Elle avait en effet préparé des plans pour la construction de 4 Super-Hood (2) el avait même donné l’ordre deles mettre en chantier quelques semaines avant la Conférence. Elle aurait donc gagné un temps considérable en utilisant ces plans pour la construction de 2 unités nouvelles ; mais ils prévoyaient des navires d’un tonnage beaucoup plus élevé que le tonnage unitaire maximum que M. Hughes avait proposé de fixer à 35.000 tonnes. Cependant l’Angleterre consentit à modifier ses plans pour ne pas dépasser cette limite.

Les Etats-Unis, l’Empire Britannique et le Japon étaient donc parvenus à un projet d'accord, sur la question des capital-ships, mais cet accord ne pouvait devenir définitif que sil recevait l'agrément de la France et de l'Italie.

FRANCE ET ÎTALIE

Le raisonnement des trois grandes puissances pour calculer la limitation du tonnage de la France était le suivant :

1. Thunderer, King Georges V, Ajax, Centurion. 2. 43.000 tonnes.

Le projet de réduction accepté par les Etats-Un's, la Grande Bretagne et le Japon entraîne la suppression d'environ 40 0/0 du tonnage existant en capital-ships. Il est évident que ni la France, ni l'Italie ne peuvent supporter une telle réduction et que leurs marines méritent le bénéfice d’une réglementation spéciale.

La France a 7 dreadnoughts (1) d’un tonnage de 194.500 t. et 3 predreadnoughts (2) ce qui lui donne un tonnage total de 221.000 tonnes. En ce qui concerne les Etats-Unis, le Ja pon et la Grande-Bretagne, il fut convenu que leurs predreadnoughts seraient tous supprimés, et qu’en plus ces puissances supprimeraient environ 40 0/0 de leurs forces navales en dreadnoughts et superdreadnoughis. |

En réduisant le tonnage de la France dans les mêmes proportions que celui des Etats-Unis, la France n'aurait eu droit qu’à 102.000 tonnes de capital-ships. Ou hien si les predreadnoughts de la flotte française entraient en ligne de compte (bien qu’ils n’aient pas été comptés pour les Etats-Unis) le tonnage total de la France était 221.000 tonnes, une réduction sur les mêmes bases n'aurait laissé à la France que 136.000 tonnes. Les grandes puissances voulurent bien concéder à la France que cette limitation aurait été absolument exagérée et proposèrent de lui donner un tonnage de 175.000 tonnes de capitalships. Les puissances n’oubliaient qu'une chose c’est que, tandis qu'à la faveur de la guerre, elles avaient continué a accroître leur flotte, la France tout entière à fabriquer des munitions pour elleet ses alliés, abandonnaït sur cales 5 belles unités cuirassées, et que si son essor n'avait pas été arrêté elle aurait eu en 1921 une flotte de 28 grosses unités d’un tonnage total de 700.000 tonnes.

L’amiral Le Bon fit ressortir que, avant qu’il fut question de la Conférence, la France avait spontanément réduit l’importance de la flotte de 455.674 tonnes.

1° En déclassant 74.674 tonnes de predreadnoughts de moins de vingt ans d'âge.

2° En ne poursuivant plus en fait l’exécution du programme

1. Bretagne, Lorraine, Provence, Paris, France, Jean-Bart, Courbet. 2. Condorcet, Diderot, Voltaire.

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