OUVERTURE DE LA CONFÉRENCE
La date du 11 novembre, date anniversaire de l'armistice avait été primilivement choisie pour l'ouverture de la Conférence.
Mais pour permettre au président des Etats-Unis et aux membres
des diverses délégations d’assister aux funérailles du Soldat in-
— sf — connu américain, la date de cette cérémonie fut reportée au 12. Ce fut donc ce jour-là que M. Harding, président des Etats-
Unis ouvrit la Conférence par un discours où il faisait appel à
l'humanité ; il adjura les membres de la Conférence de faire tous leurs efforts pour alléger le fardeau croissant des armements et
éviter le retour de la guerre.
Sur la proposition de M. Balfour la Conférence vota à l’unanimité la nomination comme président de M. Hughes, secrétaire d'Etat, des Etats-Unis. C’est alors qu'il prononça le discours appelé à un si grand retentissement dans lequel il énonçait les propositions des Etats-Unis en matière de désarmement naval,
dont nous reparlerons en étudiant cette importante question.
Organisation et procédure
Comme il a déjà été dit, M. Hughes secrétaire d'Etat des Etats- Unis fut élu à l'unanimité président de la Conférence, ainsi que de chaque comité dont il serait membre.
L’honorable John W. Garrett, fut élu secrétaire général. Un comité de procédure fut immédiatement nommé.
Comme la Conférence avait à s'occuper de deux groupes de questions qui, quoique connexes, avaient besoin d’être discutées séparément, il était nécessaire d'adopter un mode de travail qui facilitât la tâche de la Conférence dans l'étude de l’une et l’autre question.
Au cours des discussions publiques qui précédèrent la Conférence, deux points de vue s'étaient opposés : d'après l’un il eût été préférable d'attendre pour discuter la question du désarmement, le résultat des discussions sur les questions d'Éxtrême- Orient, d’après l’autre il était préférable de régler d'abord la question des armements. Pour concilier ces deux points de vue, on décida d'étudier ces deux problèmes simultanément et deux comités furent institués : 1° Comité composé des délégués plénipotentiaires des 5 grandes puissances (Etats-Unis, Empire Britannique, France, Italie et Japon) pour traiter de la question du désarmement ; 2° Commission composée de délégués des 9 puissances (c’est-à-dire les Etats-Unis, la Belgique, l'Empire Britannique, la Chine, la France, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas et le Portugal) pour la question du Pacitique et d'Extrème-
Orient.
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Le travail de ces deux commissions se poursuivit parallèlement, d'une manière lout à fait indépendante, et les conclusions auxquelles elles parvenaient, étaient rapportées de temps en temps à la Conférence en séance plénière, pour être adoptées. Chaque commission nomma dans son sein les sous-commissions nécessaires pour l’étude des questions techniques.
La Conférence tint 7 séances plénières ou publiques. Les séances des Comités n'étaient pas publiques, mais un procèsverbal était dressé, et à l'issue de la réunion de chacune des grandes commissions, un communiqué était délivré à la presse.
Qu'il nous soit permis à ce propos de déplorer l'organisation défectueuse du service dela presse française, en face de laquelle se trouvait la savante organisation de la presse anglaise, sous la direction de la délégation britannique qui sut admirablement en jouer.