‹ La Conférence de WashingtonChapitre 52 sur 65 · millions dans l'arrondissement douanier de San Fran · texte numérisé non relu

millions dans l'arrondissement douanier de San Fran

cisco, 1.000! millions dans l’Etat de Washington.

Le Japon ne se contente plus d’inonder de ses produits les marchés asiatiques, il exporte jusqu'en Amérique du Sud et en Afrique Australe. ‘

D'autre part il tend à devenir un centre de redistribution de marchandises. Le sucre des Philippines est réexpédié du Japon en Chine, De même le coton des Indes Britanniques, des Etats- Unis, d'Egypte, est réexporté en Chine,en Australie, aux Philippines, au Cap, dans l'Asie Russe et même en Angleterre, après

avoir été travaillé dans les filatures japonaises.

Cette esquisse de l'énorme développement économique du.

Japon permet de comprendre comment ilse fit que lorsqu'après larmisticeles Américains voulurent reprendre leurs exportations “dans les pays riverains du Pacifique, ils trouvèrent installés sur tous les marchés, un concurrent sérieux qui n'élait pas du tout disposé à se Ho évincer.. Et les questions d'intérêt surtout lorsqu'elles ont l’ampleur ou sont celles qui dressent avec le plus de violence les peuples les uns contre les autres, Une autre question irritante se posait depuis longtemps : la question de l’émigration japonaise, de l’antagonisme des races. La population du Japonse trouve trop à l'étroit dans son archipel, et, il ne semble qu'aucune puissance au monde, qu'aucun traité ne puisse arrêter le phénomène naturel que constitue le besoin d'expansion de tout un peuple qui ne peut plus vivre sur le sol natal parce qu'il y est trop à l’étroit. En effet la population japonaise augmente dans la proportion invraisemblable de

800.000 unités par an. Elle atteint 60 millions dans des îles qui

ont 120,000 kilomètres carrés de moins que la France. Aussi depuis un quart de siècle le Japon essaie-t-il de trou-

ver des débouchés pour le trop-plein de sa population. Il se

heurte d’ailleurs de tous côtés à une résistance extrêmement violente, car outre la protection de certains pays contre une main-d'œuvre sobre, économe et travailleuse qui contraint au chômage leurs nationaux, il y a lieu de tenir compte de l’antagonisme des races, du préjugé de la couleur, préjugé profondément ancré surtout chez l'Américain qui ne considère jamais

. comme son égal « l’homme de couleur » qu'il soit noir ou jaune.

Aussi nous semble-t-il qu’un des problèmes capitaux, inexo-

rables, que la Conférence avait la charge de résoudre, celui dont on ne parlait pas, mais qui dominait toutes les discussions, c’est celui de la destinée des races. :

Ge qui était mis en question à la Conférence c'était la primaulé de l’homme blane, son droit depuis tant de siècles incontesté, à diriger le monde selon son gré, droit que le Japonais, « l'homme de couleur » lui conteste aujourd’hui.

La population du Japon, y compris Formose, était au 31 décembre 1914 de 55.130.000 habitants ; au 3r décembre 1917 elle était de 56.860.000. Le recensement de 1920 donne les chiffres suivants :

Métropole. PNR et et Le DD. OUT: 140 i HONROSOZ. 0 RON TE UT 3 :654.:308 LR DARRANTE MENT A LES STES 105,775

MOÉCERT NT MN L28/7207

Page 1