‹ La Conférence de WashingtonChapitre 55 sur 65 · FD · texte numérisé non relu

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aux conversations PER entre les Etats-Unis, l’Angleterre et le Japon.

Elles furent retenues, après de longues hésitations et même de vives résistances, et le traité à trois devint le traité à quatre.

Une fois cette difficulté vaincue, les négociations entre la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et le Japon, furent beaucoup moins ardues et moins fertiles en incidents que celles qui précédèrent la conclusion de l’accord sur le désarmement naval.

Le Japon renonça sans trop de difficultés à l'alliance anglojaponaise pour donner son adhésion à une Quadruple-Entente, d'un caractère essentiellement pacifique.

L'accord, dans ses principes essentiels, garantit le maintien du statu quo territorial du Pacifique, et, en cas de conflit un délai de six mois est prévu pendant lequel les quatre puissances signataires s'emploieront à régler le différend pacifique ment, soit par une conférence, soit par l'arbitrage, soit par tout autre moyen. %

Le Sénat américain était d’ailleurs favorable, à l' exéeption de quelques irréductibles comme Borah « l’Antieuropéen » et la Follette, à des conventions de cette nature, analogues aux traités d’arbitrage signés en 1915 par M. Bryan.

L'accord s'applique exclusivement aux îles que les quatre puissances signataires possèdent dans le Pacifique, soit en pleine souveraineté, soit à titre de mandat, en conformité du traité de: Versailles. >

La France possède ainsi notamment les îles Marquises, de la Société, l’Archipel Toiamotou, la Nouvelle-Calédonie, Wallis, Loyalty. Les Etats Unis ont les îles Hawaï, Toutouila, Guam, Wake, les Philippines. La Grande-Bretagne détient l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Guinée, une partie de l'archipel Bismarck, Salomon, Gilbert, Phœnix, Ellis, Fidji, Tonga, Naourou, Samoa. Au Japon appartiennent Yap, les Mariannes, les Carolines, les Marshall.

Tout en reconnaissant le gros effort pacifique tenté ici par les puissances, il importe de ne pas s’exagérer la portée de cet accord, et de souligner qu’il est strictement limité au statu quo insulaire, et ne s’appliquera pas aux côtes du Pacifique dont le statut n’est pas sans conteste. Une telle convention, en effet,

aurait nécessité la solution de questions très délicates, aurait pu amener la remise en question des droits du Japon sur la Corée, la définition de sa position en Mandchourie, le règlement de la question des territoires à bail en Chine, tous problèmes dont la solution menaçait d’être longue, et qui en tous cas aurait empêché la conclusion immédiate de l'arrangement. L'accord ne s'applique pas non plus à l’Indo-Chine française sur laquelle les droits de souveraineté de la France sont définitivement reconnus. | À

Il est une question que nous aurions aimé voir préciser c’est la question des Nouvelles-llébrides. Cet archipel est actuellement dans tout le Pacifique le seul dont la possession reste contestée. Il est placé sous un condominium franco-britannique, et bien que la plus grande partie des îles qui le composent appartiennent à des Français, l’ Ielerre et surtout l’Australie cherchent à nous évincer.

M. Lodge, au cours de la séance plénière du ro décembre (la quatrième de la Conférence) donna lecture de l’accord à Quatre « qui est, dit-il, un acte important pour le maintien de la paix du monde ».

L'accord a été signé Le 13 décembre.

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