‹ La conférence impériale et le rôle de M. Laurier [microforme]Chapitre 4 sur 15 · EE · texte numérisé non relu

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dans le langage officiel sessions britanniques,

M. Laurier avait accueilli avec répugnance la Proposition de lord Elgin. 11 en avait fait aj

ant deux jours. 1] s’6.

tait finalement rendu, tout comme en 1902 ; Ï

il avait fini Par accepter,

après l'avoir combattue, l’idée des conférences régulières

On lui accorda, sans disputes, la satisfaction toute platonique d'a:

jouter les mots ‘self Yoverning’” avant “*Dominions”’ : tion fut votée à l’unanimité,

le mot Dominions s'applique à toute, les pos-

; et la résolu.

Le secrétariat fut constitué, M, Just en est le titulaire.

Cette année, la conférence était saisie de deu de l’Union Sud-africaine. suggérait simplement riat sous l'autorité immédiate du premier ministr tre, de la Nouvelle-Zélande, projetait la des colonies sur les bases suivantes :

10 Séparation du ministère des colonies en d tincts; l’un pour les Dominions, l’autre ronne, présidé chacun par un sous-sbérét

20 Le secrétaire des colonies devien impériales.

So Le secrétariat des conférence des Dominions, et les Hauts Commiss ce département.

40 Les hauts commissaires fense impériale chaque fois qu’ à la c'éfense des Dominions.

50 Les hauts commissaires communiqueraient dire ministre des affaires étrangères pour toutes matières e ressant les Dominions.

60 Les hauts commissaires seraient les ge

sole channel of Communication) entre le gouver des Dominions.

Comme on le voit, cette proposition, loin de diminuer l’autonomie et la dignité des col

X Propositions : l’une, de placer le secrétae d'Angleterre; l’aureconstitution du ministère

eux départements dispour les colonies de la Cou:aire permanent.

drait le secrétaire des affaires

es serait adjoint au département aires seraient accrédités auprès de

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seraient admis au Comité de la dé.

on y discuterait les matières relatives

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ctement avec le xtérieures inté.

uls intermédiaires (the nement impérial et ceux

gouverneurs-génépolitiques du gou-

ises d’un govverneur énergique, intelligent et audacieux. Il n'y a pas si longtemps qu’un organe ministériel, le Star, de Toronto. qu’un Jurisconsulte éminent, anglo--canadien libéral. M. Ewart, protestaient contre les abus et les dangers de l’exercice de ce double rôle.

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Cette fois encore, M. Laurier s'est uni aux ministres anglais pour faire repousser la proposition tout autonomiste, pour ne pas dire nationaliste, de sir Joseph Ward. Et quels arguments ont-ils invoqués ?

Le 26 mai, le ministre des colonies, M, Harcourt, entamu le débat et tailla en pièces la proposition de M, Ward. Il réserva pour le secret du Comité de la défense la discussion du quatrième paragraphe suggérant d'ouvrir les portes de ce Comité aux hauts commissaires des Dominions, 11 écarta dédaigneusement et sans discussion, toujours au nom de la responsabilité souveraine et indivisible que M. Asquith avait invoquée la veille, l’idée de rendre les hauts commissaires les seuls in. termédiaires entre le gouvernement impérial et les Dominions. 11 fit observer que la séparation effectuée jusque là dans le minitère des colonies lui semblait suffisante. 11 rappela l'établissement du secrétariat et les services de M. Just, reconnus au parlement canadien par M. Laurier, Enfin, pour se rendre au désir des colonies, il suggéra sans enthousiasme, l’idée d'un comité permanent qui prolongerait le travail des conférences passées et préparerait celui des conférences à venir.

Sir Joseph Ward fit encore tête à l'orage. Il justifia sa proposition, parla en termes mesurés mais très clairs, du défaut d ’informations du Bureau colonial, et insista sur l'importance de fortifier la responsabilité des hauts commissaires.

Sir Wilfrid Laurier, M. Fisher, M. Malan (sud-africain) s’opposèrent nettement au comité.

M. Fisher appuya néanmoins avec vigueur les observations de sir Joseph Ward au sujet des hauts ‘inissaires.

M. Malan s'y opposa et fit val + la proposition de sa colonie que M. Asquith écarta en deux mots, disant que le premier ministre impérial est déjà surchargé de responsabilité,

Sir Edward Morris déclara laconiquement que Terreneuve était satisfaite du régime actuel.

M. Asquith s’empressa de protester que le gouvernement anglais ne tenait pas plus que de raison à sa proposition.

Politique Secrète.

Mais le trait le plus caractéristique du débat, c’est l’argument que M Laurier invoqua à l’encontre de la proposition de M. Ward et des observations de M. Fisher. 11 déclara qu’il était satisfait de l’admi. nistration coloniale actuelle, et il ajouta textuellement ceci :

Le status des hauts-commissaires est assez délicat. Ils sont non seulement les représentants des Souvernements autonomes auprès du gouvernement de la Grande-Bretagne et de tout le peuple britannique, mais aussi des agents secrets (confidential agents), et ils peuvent, DANS DES CONVERSATIONS SECRETE. AVEC LE SECRETAIRE D'ETAT, traiter de matières qu’il ne sas désirable de mentionner dans des dépêches officielles.’ (‘‘Précis’’, Page .

Notez que le premier ministre ne parle pas de relations secrètes entre les hauts commissaires et les Souvernements coloniaux qui les nomment, mais entre ces fonctionnaires et le gouvernement impérial.

Cette phrase imprudente de M. Laurier a dû ée sure. Le premier ministre a tou

litique souterraine. C’est ainsi le masque trompeur de

happer à la cen- Jours été un adepte fervent de la poqu’il a préparé sa loi navale derrière ses attitudes théâtrales de 1902 et de 1907. Tout le long de cette conférence de 1911 il a, plus que jamais. travaillé dans

l’ombre et le mystère. Mais il n'avait Jamais dévoilé ses méthodes Par un aveu aussi sincère.

Sir Joseph Ward, devant le cha à celle de M. Harcourt, La conférence s'ajourna au 8

naufrage de sa Proposition, se raccro-

juin, alors que le ministre des colonies déposa son contre-projet de commission permanente, composée du

ministre des colonies des deux sous-secrétaires (parlementaire et permanent), de l’assistant du sous-secrétaire, du secrétaire permanent de

la conférence et des hauts commissaires. Comme base d'organisation, le ministre proposa les articles suivants :

1.—-La Commission est purement consultative, elle ne vote pas.

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