‹ La ConfessionChapitre 22 sur 58 · RES · texte numérisé non relu

RES

. . Après un temps plus ou moins long, quand … l’évêque jugeait que le pécheur s’était réelle-

. ment converti, qu'il avait changé de vie et donné, dans les exercices pénibles de l’exomologèse, un gage sérieux de la sincérité de - son repentir, alors il le réconciliait. La pénitence publique finissait par une cérémonie analogue à celle qui l'avait inaugurée, c’està-dire par une imposition des mains. Mais, - tandis que la première imposition des mains avait opéré l’excommunication, la dernière - effectuait la réintégration dans le sein de la E communauté. La première avait liéle pécheur, la dernière le déliait. Devant toute la communauté réunie, le pénitent venait s’agenouiller aux pieds de l’évêque et implorer son pardon. En principe, l’évêque devait consulter l’assemblée : c'était à celle-ci de prononcer en dernier ressort. L'affaire n'allait pas toujours - toute seule ; les fidèles se montraient souvent * plus intransigeants que l’évêque. Dans une lettre au pape Corneille, saint Cyprien raconte

qu "il lui fallait parfois batailler avec la communauté pour lui arracher la grâce du pécheur. Mais, une fois obtenu l’ayeu de l’assemblée, "évêque, assisté de son clergé, imposait les mains au pénitent et le réintégrait dans le sein de l’Église chrétienne.

Le pénitent réconcilié reprenait sa place dans les rangs des fidèles, mais il restait marqué d’une tare indélébile et ne pouvait plus prétendre à aucun emploi honorifique dans l’Église : l'entrée dans le clergé lui était fermée pour toujours (ORIGÈNE, Contre Celse,

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